
Présidant la cérémonie, le Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Professeur Adama Diawara, a livré un message empreint de réalisme et de détermination. En effet, les chiffres parlent d’eux-mêmes : 24 185 candidats pour seulement 3 225 postes. Le ratio, à peine supérieur à 13 %, illustre la sélectivité du concours. « C’est relativement faible », a reconnu le ministre, avant de détailler le calendrier des différentes épreuves : professeur de lycée dès ce 3 mai, professeur de collège le 9 mai, puis éducateur le 10 mai. Or, c’est précisément ce dernier concours qui concentre l’essentiel des candidatures, avec plus de 13 000 postulants pour seulement 150 places, soit un taux d’admission de 1,12 %. Autrement dit, près de 89 candidats pour un seul poste, preuve de l’engouement pour la profession éducative.
Par ailleurs, le ministre a tenu à rassurer sur la transparence du processus. « La tricherie, la fraude ou toute tentative de manipulation seront sévèrement punies », a-t-il martelé, insistant sur l’égalité des chances et la crédibilité des épreuves. Ainsi, il a exhorté les candidats à se méfier des « vendeurs d’illusions » qui prétendent disposer de tuyaux.
Au-delà du concours, l’enjeu est national. Dès juillet, l’ENS mettra à la disposition du système éducatif plus de 2 300 enseignants, dont 315 en mathématiques et 422 en sciences physiques. De plus, plus de 3 400 stagiaires « clés en main » viendront renforcer les rangs à la rentrée prochaine. Ce renfort, selon le ministre, constitue une étape décisive pour juguler le déficit chronique d’enseignants. Une communication en Conseil des ministres est d’ailleurs en préparation afin d’apporter des solutions durables.
Enfin, le calendrier est clair : résultats d’admissibilité fin juin, oraux début juillet, puis résultats définitifs mi-juillet. Les admis entameront une formation rigoureuse de deux ans, avec pour objectif de fournir au pays un personnel compétent et qualifié. Ainsi, entre sélectivité, transparence et volonté de combler le déficit d’enseignants, le concours ENS 2026 apparaît comme un tournant majeur pour l’avenir de l’éducation nationale.