
Lundi 4 mai 2026, l’AIP a constaté sur place l’arrivée de ces familles, désormais hébergées par la population locale. D’abord, selon le chef de famille des déplacés, Bamba Souleymane, leur village de Lofigué n’a pas été directement attaqué. Toutefois, des tirs nourris ont retenti dans le village voisin de Téguéré, où trois personnes auraient perdu la vie et plusieurs autres ont été blessées. Face à cette insécurité grandissante, les familles n’ont eu d’autre choix que de fuir.
Ensuite, la fuite s’est faite dans la précipitation. « Nous avons tout abandonné derrière nous. Nous avons marché environ neuf kilomètres, faute de moyens de transport, avant de rejoindre mon cousin vivant à Kanakono, Traoré Yacou », raconte M. Bamba. Ce dernier a ensuite sollicité l’aide de son frère installé en Côte d’Ivoire, qui s’est rendu à la frontière pour faciliter leur arrivée. Par ailleurs, la solidarité des habitants de Kanakono s’est immédiatement manifestée. Les déplacés sont nourris et hébergés grâce à l’élan d’entraide de ce village frontalier, qui leur apporte soutien et réconfort en ces temps difficiles. Reconnaissant, Bamba Souleymane exprime sa gratitude : « Nous prions pour que la paix revienne au Mali afin que nous puissions rentrer chez nous. »
Enfin, il convient de rappeler que le 25 avril dernier, plusieurs localités du nord du Mali ont été secouées par une violente attaque attribuée au Front de libération de l’Azawad (FLA) et au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM), un mouvement djihadiste actif dans la région. Ces violences ont provoqué morts, blessés et de nouveaux déplacements de populations vers les zones frontalières, notamment en direction de la Côte d’Ivoire.