
Selon Ibrahim Konaté, président du Fonds pour l’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap (FIPPSH), le nombre de travailleurs concernés est passé de 6 500 à 8 300, soit 1 800 emplois supplémentaires. Une avancée saluée, mais encore loin de couvrir une population estimée à 500 000 personnes.
Un progrès encourageant mais insuffisant, lors de la tribune « Tout savoir sur », organisée par le CICG, M. Konaté a reconnu que ces résultats témoignent d’un effort réel du secteur privé. Toutefois, il insiste : l’inclusion professionnelle reste en deçà des ambitions fixées. « Les chiffres sont encourageants, mais insuffisants », a-t-il martelé, rappelant que la Constitution de la IIIe République consacre explicitement la protection et l’intégration des personnes handicapées (article 33).
Par ailleurs, le décret n° 2023-88 du 15 février 2023, qui institue le FIPPSH, impose aux employeurs d’embaucher au moins une personne handicapée dans les entreprises de moins de 100 salariés, et 2 % de l’effectif pour celles de plus grande taille. Cependant, toutes ne respectent pas cette obligation. Dans ce cas, il ne s’agit pas seulement de sanctions , les entreprises doivent verser une contribution financière au Fonds, destinée à financer des aménagements comme la construction de rampes ou l’adaptation des postes de travail.
Le président du FIPPSH a annoncé le lancement du recouvrement des contributions dues par les entreprises non conformes. En parallèle, des campagnes de sensibilisation seront renforcées afin de faire évoluer les mentalités et d’assurer une meilleure application de la réglementation. Car, au-delà des chiffres, l’enjeu est bien de transformer durablement les pratiques et de garantir une véritable égalité des chances.