Société

"Les populations doivent dénoncer les cas de viol et de VBG" (Lossény Sylla)

les-populations-doivent-denoncer-les-cas-de-viol-et-de-vbg-losseny-sylla
© Droits réservés
PARTAGEZ
Lossény Sylla, qui est le Directeur de la planification, des études et de la documentation du ministère de la Femme, de la famille et de l'enfant, a invité les populations à dénoncer les cas de viol et de VBG.

Il était invité à la tribune initiée par le Centre d'information et de communication gouvernementale (CICG) intitulée "Tout savoir sur" qui s'est tenue, le mardi 12 mai 2026, au Plateau.

A le suivre, même si les populations sont, de plus en plus conscientes de l'existence des structures sociales, les dénonciations des cas de viol ou de Violences basées sur le genre (VBG), doivent encore s'améliorer. Lossény Sylla s'exprimait autour du thème : "L'annuaire statistique 2025 du MFFE". 

Selon l'invité du jour, en 2025, ce sont 10 747 cas de VBG enregistrés dont 841 viols, 9 cas de mutilations génitales féminines, 2 154 agressions physiques, 253 agressions sexuelles hors mutilations génitales féminines, 181 mariages forcés, 5096 cas de déni de ressources ou de services et 2 212 cas de violences psychologiques ou émotionnelles.

"Au cours de l'année 2025, sur les 841 cas de viol enregistrés, il y a 89,52% des cas pour lesquels le présumé auteur a été reconnu coupable et condamné par la justice de Côte d’Ivoire", a-t-il reconnu. 

Toutefois, Lossény Sylla a salué le progrès enregistrés au fil des années dans la prise d'initiative et les cas de dénonciation des populations. Et pour cause, à en croire le représentant de la ministre Nasseneba Touré, par le passé, c'est le règlement à l'amiable que les familles des victimes et du coupables privilegiaient. Ainsi, le nombre de cas déclarés est passé de 711 en 2011 à 10 747 en 2025, signe réel du progrès et de la prise de conscience des populations.