
Le communiqué de presse conjoint du ministère de l'Education nationale, de l'alphabétisation et de l'enseignement technique, et de la Cohésion nationale, de la solidarité et de la lutte contre la pauvreté, n'a pas été reçu avec faste par bon nombre d'observateurs ivoiriens.
Au contraire, sous la publication du dernier ministère cité et dirigé par la ministre Myss Belmonde Dogo, les commentaires des nombreux ivoiriens qui suivent cette situation de près ont été plus que clairs.
Et pour cause, il faut rappeler que l'État entend faire mains et pieds pour permettre aux élèves en classe d'examen et qui ont été déguerpis de retrouver leurs documents administratifs qui ont été perdus pendant cette opération. Sauf que, pour beaucoup, la solution ne se trouve pas forcément dans le rétablissement desdits documents... uniquement.

"Merci déjà. Mais dans quel état psychologique seront-ils pour composer ? Il faut une cellule d'écoute et de prise en charge psychologique. J'ai vu une vidéo d'une fille qui dit qu'ils n'ont pas demandé à être pauvre. S'ils avaient les moyens, ils logeriaent dans une bonne maison. Leur nouvelle maison est une salle de classe de l'école primaire désormais. Il faut penser à cet aspect", a conseillé Jean-Marc Bion.
Dereck Ashvane Shérif, lui préfère ironiser sur cette situation. "Cette initiative est louable. J'apprécie cette facilité que vous trouvez à mettre en place un rattrapage de ceux qui agissent avant de réfléchir. Néanmoins, l'aspect psychologique n'est pas à négliger", a-t-il invité.
Même son de cloche pour Sissoko Vivien Cédric, qui estime que c'est justement cet aspect qui prime sur tout. "Un enfant qui voit les pleurs de ses parents, qui se voit réduire à néant est psychologiquement défavorisé. Difficile pour ce dernier de prendre sur lui. Un accompagnement psychologique s'impose. Mais hélas ! On se réduira à une analyse africaine 'prends courage, va composer' ", a-t-il expliqué.
Kassie Jean Vincent, estime pour sa part qu'il fallait d'abord bien structurer les choses avant de poser de telles actions de déguerpissements. Selon lui, pour remédier à ce types de situations dans le futur, il faudrait que les ministères et autres structures étatiques recrutent des sociologues comme conseillers.
"L'idéal serait de prévoir une session exceptionnelle d'examen pour les élèves affectés par cette situation pour le mois de juillet, le temps de les loger, reconstituer leurs documents et effets scolaires", a conseillé de son côté, Assa Jean Jacques Bony.