
Tout ça s’inscrit dans le cadre du PASEA, un projet qui vise à améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement en zone rurale, sur le long terme. Ces artisans, déjà formés aux techniques de construction et à l’entrepreneuriat, ont reçu des tricycles et du matériel de chantier. C’est Hélène Bragouri, directrice de l’Assainissement en milieu rural, qui l’a précisé. Pour l’instant, la phase pilote concerne les localités de Katiola, Fronan, Timbé, Niakaramandougou et Arikokaha.
David Kassanova, chef d’équipe de la Banque mondiale, a annoncé que le projet prévoit 40 000 latrines améliorées dans 11 régions, dont 5 000 pour le Hambol. Il a aussi insisté sur l’importance de sensibiliser les populations aux bonnes pratiques d’hygiène et à l’abandon de la défécation à l’air libre.
De son côté, Krou Jean Ferdinand, coordonnateur du PASEA, a évoqué la réhabilitation de plusieurs infrastructures hydrauliques, comme le barrage de Nikolo et la station de traitement d’eau potable de Katiola. Un budget de 3,5 milliards de FCFA est prévu pour résoudre les problèmes récurrents d’approvisionnement en eau. Louis Adolphe Adingra, sous-préfet de Fronan, représentait la préfète de région. Il a salué l’initiative, estimant qu’elle va améliorer les conditions de vie des habitants. Il a promis que l’administration suivrait le projet de près.
La cérémonie s’est terminée par la remise officielle des équipements aux très petites entreprises sélectionnées : neuf tricycles et divers outils. Le projet prévoit aussi 200 latrines dans les écoles et 100 dans les centres de santé. Kouakou N’da, un artisan bénéficiaire, a pris la parole au nom des autres. Il s’est dit très satisfait, soulignant qu’au-delà de l’impact sanitaire, ce projet crée des emplois et met en valeur le savoir-faire local.