
Alors que la rentrée scolaire a été annoncée depuis le 14 septembre 2026, sur toute l'étendue du territoire national, certaines écoles ne semblent pas encore avoir repris les cours. C'est le cas de certains établissements dans la commune de Koumassi. Et pour cause, choisies pour accueillir et héberger les populations déguerpies dans le cadre de l'opération de déguerpissement dans les communes de Koumassi et Port-Bouët, ces écoles continuent d'être au cœur de vives polémiques.
Car, au moment où les autres établissements ont d'ores et déjà ouvert leurs portes pour accueillir les élèves, ceux de cette commune (ceux choisis particulièrement) ont encore du mal à trouver une solution pour leurs visiteurs "momentanés". Et c'est justement ce problème que Marius Comoé a décidé de soulever lors de son passage sur la chaîne Life TV. Sur la question "Koumassi Campement/Relogement : le regard des déguerpis tourné vers la ministre de la Solidarité", il a dénoncé cette "occupation illégale".
"Est-ce que l'objectif d'une école qui a été construite, c'est de reloger ou d'accueillir des déguerpis ? Ils (les déguerpis, Ndlr) l'ont été sans aucune décision de justice... Pendant ce temps c'est la rentrée. L'association des parents d'élèves de cette école a besoin de son école. La direction de cette école a besoin de ses classes. Il y a une multitude d'enfants qui doivent rentrer dans ces classes pour acquérir le savoir", a fait savoir Marius Comoé.

Selon lui, "l'école n'a pas été construite pour accueillir des déguerpis". Ainsi, il peut comprendre la plainte de tous ces parents d'élèves qui se plaignent en cette rentrée scolaire pour que les personnes relogées dans ces classes les libèrent. Le président du CNOC-CI a donc profité de cette lucarne pour inviter le maire de la commune de Koumassi, Toussaint Ballet Narcisse, à "prendre ses responsabilités".
"Il revient maintenant à monsieur Ballet Toussaint, maire de Koumassi, de prendre ses responsabilités, en faisant du social... c'est lui qui avait dit à ces personnes de quitter ces lieux parce que, effectivement, celui qui leur demande de partir dispose d'une décision de justice. Donc la population l'a suivie. Alors qu'il prenne ses responsabilités et qu'il aide sa population de façon à avoir les moyens pour aller prendre des logements. C'est tout", a invité Marius Comoé.
Les regards sont donc désormais tournés vers des entités telles que le District autonome d'Abidjan dirigé par Cissé Bacongo, le ministère de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la pauvreté, dirigé par Myss Belmonde Dogo, et surtout vers le maire de la commune de Koumassi, Toussaint Ballet Narcisse. Car, au moment où tous les élèves de Côte d'Ivoire ont déjà repris le chemin de l'école depuis deux semaines, ceux de cette école attendent encore que leur soient rendues leurs classes.