
Le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr Adama Diawara, a inauguré son antenne de San Pedro, la deuxième à voir le jour à l'intérieur du pays, quelques jours seulement après celle de Bouaké. Posée près de l'Université polytechnique de San Pedro, la nouvelle structure peut recevoir 1 300 étudiants, à condition de jouer sur la rotation des salles de cours. Les travaux, estimés à 7,4 milliards de FCFA, ont été entièrement financés par les États-Unis, via la Millennium Challenge Corporation (MCC). Même mécanisme pour Bouaké , 7,5 milliards de FCFA, pour 1 500 places.
Le ministre n'a pas manqué de remercier Washington pour son soutien au système éducatif ivoirien.
Des classes déjà pleines de monde. Pour l'instant, ces deux antennes ne forment qu'une catégorie d'étudiants : les futurs professeurs de collège et de lycée. La raison est simple, a expliqué Pr Diawara : le pays manque cruellement d'enseignants dans certaines matières, les mathématiques et la physique en tête. Les autres profils, comme les éducateurs, les formateurs des CAFOP, les inspecteurs et les conseillers pédagogiques, devront encore patienter.
Fondée en 1964 et installée depuis à l'Université Félix-Houphouët-Boigny de Cocody, l'ENS reste donc, pour le moment, centrée à Abidjan. Le ministre parle d'une simple « déconcentration », un premier pas pour rapprocher l'école des populations. À terme, l'objectif est une vraie décentralisation, avec toutes les filières d'Abidjan disponibles à Bouaké et à San Pedro. Sur le terrain, les premiers étudiants accueillis dans cet établissement ont déjà commencé les cours depuis quelques semaines.