
Le ministre iranien des Sports, Ahmad Donyamali, a confirmé ce mercredi que son pays renonçait à l’événement, invoquant les frappes américaines et israéliennes sur le territoire iranien ainsi que la mort du guide suprême Ali Khamenei.
Pourtant, du côté de la FIFA, l’optimisme semblait de mise. Le président Gianni Infantino avait récemment assuré que « l’équipe iranienne était bien entendu la bienvenue » aux États-Unis, coorganisateur du tournoi. Mais en Iran, la situation est perçue tout autrement. En raison du contexte de guerre, le gouvernement estime qu’il est impossible de prendre part à une compétition sportive internationale. « Étant donné que ce régime corrompu (les États-Unis) a assassiné notre guide, nous ne pouvons en aucun cas participer à la Coupe du monde », a déclaré Ahmad Donyamali. Selon lui, deux conflits ont été imposés au pays en moins d’un an, causant des milliers de morts. Dès lors, la participation de la sélection nationale n’est plus envisageable.
Dans le groupe G, où l’Iran devait affronter la Belgique, l’Égypte et la Nouvelle-Zélande, la sélection ne devrait donc pas s’aligner. Ce scénario de boycott avait déjà été évoqué par le président de la Fédération iranienne de football, Mehdi Taj, peu après le début de l’offensive. « Ces événements ne resteront pas sans réponse (…) Mais ce qui est sûr, c’est qu’avec cette attaque et cette cruauté, on ne peut pas envisager avec espoir la Coupe du monde », avait-il affirmé à la télévision nationale.
À ce stade, la FIFA n’a pas encore réagi officiellement à cette annonce. Toutefois, ce retrait marque un nouvel épisode de tension entre sport et géopolitique, rappelant que le football, bien au-delà du terrain, reste profondément lié aux réalités internationales.