Sport

Bamba Drissa (Directeur du CESCA) : « Nous ambitionnons de faire du CESCA une référence en Afrique »

bamba-drissa-directeur-du-cesca-nous-ambitionnons-de-faire-du-cesca-une-reference-en-afrique
© Droits réservés
PARTAGEZ
Directeur du Centre d’éducation par le sport (CESCA), Bamba Drissa revient, dans cet entretien, sur les ambitions du centre, ses résultats et la vision portée par son président fondateur, Dabonné Seydou.

Vous avez lancé cette saison 2026 avec des équipes engagées dans plusieurs championnats, notamment en lutte, volleyball, gymnastique, taekwondo et judo. Qu’est-ce qui vous a motivé à développer des sections dans presque toutes les disciplines ?

Le CESCA est avant tout un centre d’éducation par le sport. Nous avons commencé par le judo avec un modèle qui a porté ses fruits. Nous avons sorti plusieurs enfants de la rue et, aujourd’hui, l’équipe nationale de judo compte plusieurs pensionnaires. C’est donc ce modèle que nous avons décidé d’appliquer à d’autres disciplines, d’autant plus que certains jeunes possèdent des aptitudes dans d’autres sports. Et nous comptons aller encore plus loin.

C’est-à-dire ?

Nous avons déjà installé des centres dans quatre villes de l’intérieur du pays. Nous comptons être présents dans les grandes zones de Côte d’Ivoire. La prochaine ville à accueillir le CESCA sera Abengourou. Nous préparons également l’ouverture d’une section basketball.

Qu’est-ce qui vous motive autant ?

Toutes ces démarches s’inscrivent dans la vision du président-fondateur, Dabonné Seydou. Nous ambitionnons faire du CESCA une référence en Afrique en matière de développement du sport et par le sport. Il met énormément de moyens à disposition. C’est l’occasion pour nous de lui dire merci pour tous les efforts qu’il fournit afin que les athlètes travaillent dans de très bonnes conditions.

En judo, le CESCA domine pratiquement toutes les compétitions. Pensez-vous que les autres sections soient capables de bousculer la hiérarchie dans leurs disciplines respectives ?

Nous travaillons à cela. En judo, les débuts n’ont pas été faciles. Mais aujourd’hui, nous voyons les résultats avec une vingtaine de titres de champion et de coupe remportés. Des athlètes comme Dabonné Zoulehia qui a disputé les JO et a été à trois reprises vice-championne d’Afrique sont des exemples.  Au niveau du taekwondo, notre athlète Astan Bathily s’est qualifié pour les JO 2024 et a déjà glané plusieurs médailles sur l’échiquier international. En natation, nous avons déjà remporté deux trophées en trois ans d’existence. Bref, lorsqu’on possède un président comme Dabonné Seydou et des athlètes très motivés à se faire un nom à travers le sport, on ne peut qu’être optimiste. Et je pense que nous sommes sur la bonne voie.

Propos recueillis par DOU Nicaise