
Logée dans la poule G avec la Belgique, l'Égypte et la Nouvelle Zélande, l'équipe de l'Iran estime être très lésé dans le traitement de cette compétition organisée par les États-Unis, le Canada et le Mexique. Et pour cause, censé se baser à Los Angeles pour cette Coupe du monde, le pays a dû faire le choix d'aller au Mexique, d'où il viendra pour disputer ses matchs aux États-Unis.
Sauf que, le conflit dans lequel le pays est engagé face aux États-Unis et Israël a été considéré comme l'un des facteurs pour priver cette équipe de ses supporters, mais également de plusieurs membres de son staff. Une situation dénoncée par Amir Ghalenoei, sélectionneur de l'Iran. C'était après le match nul 2-2 face à la Nouvelle Zélande ce mardi 16 juin 2026.
"Dans cette conférence, je ne sais pas si l'on parle du match et c'est assez ironique. Les plans de notre équipe ont été décidés ailleurs. Nous devions arriver à Los Angeles deux nuits avant ce match mais on nous l'a interdit. Et encore une fois, nous avions prévu d'être ici ce soir, de récupérer et de revenir demain. On nous a refusé l'autorisation, et je ne sais pas si nous avons du courage", a-t-il déclaré.
A le suivre, son équipe est la plus "opprimée" de l'histoire de la scène internationale. "Le président de la Fédération n'est pas là. Le manager de l'équipe n'est pas là. Le manager interne de l'équipe n'est pas là. Les médias ne sont pas là. Par exemple, sur le banc du manager, lorsque nous voulions faire les préparatifs, c'était un entraîneur qui s'en chargeait ainsi que certaines responsabilités d'avant-match. C'est pourquoi je dis que nous sommes l'équipe la plus opprimée de l'histoire de la scène internationale", a dénoncé Amir Ghalenoei.

Le sélectionner de ce pays du Moyen-Orient reste convaincu que la situation risque de s'empirer. "Mais la façon dont nous avons été traités, que ce soit à notre arrivée tardive ou avant et après le match, je pense que la situation se complique de jour en jour. Cependant, nous sommes plus que jamais déterminés à travailler dur pour notre équipe, avec plus d'énergie et à jouer un meilleur match. Je pense que ce match était l'un des meilleurs jusqu'à présent et le public l'a apprécié, aussi bien dans le stade qu'à l'extérieur. Car nous avons marqué quatre buts et fait preuve d'une grande combativité. Nous aurions pu gagner... Cette expérience a été très enrichissante pour moi. J'étais heureux que tout le monde fêtait ça de tout coeur. Ils fêtaient leur équipe. C'était une grande réussite pour moi", s'est-il convaincu.
Toutefois, pour le capitaine, Mehdi Taremi, cette situation reste stressante pour son équipe et les quelques supporters. "C'est beaucoup de stress pour les joueurs. Nous avons peu de soutien. Je pense que la FIFA aurait pu mieux faire", a-t-il dénoncé. Avant d'ajouter : "l'un de nos analystes doit venir faire le boulot médiatique. Toute cela est un désastre".
La prochaine confrontation de l'équipe iranienne est prévue pour le 21 juin face aux Diables rouges de la Belgique. l'Égypte affrontera de son côté, la Nouvell Zélande.