
Dès leur rassemblement, des centaines de supporters proches du pouvoir ont envahi les rues de la capitale. Brandissant des drapeaux iraniens et des portraits du guide suprême, ils ont scandé des slogans hostiles à Washington et à Tel-Aviv. Ce climat électrique illustre combien le sport, en Iran, reste indissociable des enjeux géopolitiques.
Dans ce contexte, la Fédération iranienne de football a confirmé la participation du pays à la compétition, tout en exigeant des garanties sur les visas et le traitement réservé aux joueurs et au staff technique. Une précaution jugée nécessaire, alors que les relations diplomatiques demeurent fragiles, malgré un cessez-le-feu précaire conclu plus tôt cette année après de violents affrontements impliquant les États-Unis et Israël.
Sur le plan sportif, l’Iran se prépare à affronter un défi de taille. Logée dans le groupe G, la sélection croisera la Belgique, la Nouvelle-Zélande et l’Égypte. Classée 21e au classement mondial, elle disputera sa septième Coupe du monde avec un objectif clair : franchir pour la première fois la phase de groupes.
Ainsi, entre ambitions sportives et tensions politiques, le parcours de l’Iran au Mondial 2026 s’annonce comme un véritable test, à la fois sur le terrain et en dehors.