
D’après les conclusions publiées par le Conseil de l’Europe, les experts ont passé au crible les 104 matchs de la compétition. Ils ont émis sept « alertes jaunes », soit le deuxième niveau sur une échelle de quatre : vert pour normal, jaune pour alerte faible, orange pour alerte élevée, et rouge pour risque majeur.
Selon des infos relayées par les médias ce jeudi 23 juillet, le rapport précise que ces alertes ne prouvent pas qu’il y a eu des matchs truqués. Elles signalent simplement des anomalies assez sérieuses pour mériter des vérifications supplémentaires.
Parmi les matchs pointés du doigt, on retrouve Espagne-Arabie saoudite (4-0), notamment à cause d’un but de Ferran Torres annulé après une intervention de la VAR qui a duré environ trois minutes et demie.
Un autre match de l’Espagne, contre le Cap-Vert en phase de groupes, a aussi attiré l’attention. Des mouvements inhabituels ont été observés sur les marchés de prédiction. Environ 4,8 millions de dollars auraient été misés sur l’idée que l’Espagne ne gagnerait pas, et le match s’est terminé sur un 0-0.
Le rapport mentionne aussi le carton rouge reçu par le Sud-Africain Themba Zwane lors du match d’ouverture contre le Mexique, sans pour autant conclure à une manipulation.
Au total, 15 rencontres ont été surveillées de plus près, surtout lors de la dernière journée de la phase de groupes. Et 12 situations controversées ont été examinées en détail. Le Groupe de Copenhague s’est également interrogé sur un marché de paris ouvert concernant l’Américain Folarin Balogun après son expulsion en huitième de finale, avant même que la FIFA ne confirme officiellement la levée de sa suspension. L’organisation a demandé des explications écrites à la FIFA pour clarifier les choses.
Les spécialistes appellent quand même à la prudence. Ils rappellent que des mouvements inhabituels sur les marchés de paris peuvent venir de facteurs techniques ou spéculatifs, et ne prouvent pas à eux seuls qu’un match a été truqué.