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Transformer pour durer : Pourquoi Yacine Idriss Diallo veut rempiler à la tête de la FIF

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© Droits réservésYacine Idriss Diallo veut rempiler pour achever la transformation du football ivoirien. (Ph:DR)
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À quelques jours de l’Assemblée générale élective de la Fédération Ivoirienne de Football, prévue le 12 septembre à Yamoussoukro, Yacine Idriss Diallo remet son mandat en jeu. Mais derrière cette candidature à sa propre succession, une question s’impose : pourquoi le président sortant veut-il poursuivre l’aventure à la tête de la FIF ?

La réponse tient en grande partie dans le slogan choisi pour cette campagne : « Transformer pour durer 2026-2030 ». Plus qu’une formule électorale, il résume la philosophie que Yacine Idriss Diallo entend défendre pour les quatre prochaines années : poursuivre les mutations engagées, consolider les acquis et surtout inscrire les changements dans la durée.

Aller au bout de la transformation

Pour le président sortant, le premier mandat aurait permis de poser plusieurs fondations. Le second doit désormais permettre de les consolider. L’enjeu n’est donc plus seulement d’engager des réformes, mais de leur donner suffisamment de temps et de moyens pour produire des effets durables. Cette logique explique le choix du mot « durer ». Elle traduit la volonté de ne pas considérer la transformation du football ivoirien comme une succession de projets ponctuels, mais comme un processus nécessitant de la continuité, de la méthode et des compétences.
L’autre dimension importante du projet réside dans le développement des compétences. La transformation d’une fédération ne repose pas uniquement sur les infrastructures ou les moyens financiers. Elle dépend également de la capacité des dirigeants, techniciens, administrateurs, arbitres, formateurs et autres acteurs à accompagner les évolutions du football moderne. C’est précisément sur cette construction d’un écosystème plus solide que YID entend mettre l’accent au cours d’un éventuel second mandat.

Une campagne tournée vers les électeurs

Pour défendre cette vision, Yacine Idriss Diallo a choisi d’aller à la rencontre des acteurs du football. Après le lancement officiel de la campagne, le mercredi 2 septembre au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, sa délégation sillonnera plusieurs régions du pays. Abengourou, Korhogo, Bouaké, Gagnoa et Yamoussoukro figurent au programme de cette tournée nationale. Des étapes destinées à permettre au candidat de présenter son projet, mais également d’échanger directement avec les dirigeants appelés à voter. Cette proximité avec le corps électoral constitue l’un des enjeux majeurs de la dernière ligne droite. Dans une élection où chaque voix compte, le dialogue avec les clubs et les différentes composantes de la famille du football peut peser lourd.

Le choix de la continuité

En sollicitant un nouveau mandat, Yacine Idriss Diallo fait donc le pari de la continuité. Mais une continuité qui se veut évolutive : poursuivre ce qui a été engagé, corriger ce qui doit l’être et ouvrir de nouveaux chantiers. Le scrutin du 12 septembre ne portera ainsi pas uniquement sur la personnalité du candidat. Il posera également une question de fond : le football ivoirien doit-il poursuivre la trajectoire engagée ou emprunter une nouvelle voie ?
YID, lui, a déjà choisi son camp. Avec « Transformer pour durer », il défend l’idée que les grandes mutations du football ivoirien ne peuvent se mesurer uniquement à l’aune des résultats immédiats. Elles doivent également être jugées sur leur capacité à construire un système plus solide pour les générations futures. À quelques jours du vote, sa campagne cherchera donc à convaincre les électeurs d’une idée simple. A savoir le premier mandat a posé les bases ; le second doit permettre d’enraciner la transformation. Le 12 septembre, à Yamoussoukro, les dirigeants du football ivoirien devront décider s’ils souhaitent prolonger cette trajectoire.


Olivier YEO