Culture

Diallo Ticouaï Vincent à propos de Fortuné : « Quand on lance un appel sur ton sort, tu n’existes plus »

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La situation de l’acteur, comédien ivoirien, Fortuné Akakpo continue de faire parler de plus bel. Cette semaine encore, un autre nom, et non des moindres, s’est prononcé sur cette situation qui a vu, de façon vertigineuse, la vie de Fortuné être basculée.

Il s’agit du président de la Fédération ivoirienne de théâtre professionnel, Diallo Ticouaï Vincent. Lors d’une sortie le samedi 28 février 2026, sur DNTV, Diallo Vincent a pointé du doigt l’aspect humiliant dans lequel Fortuné Akakpo s’est retrouvé.  

En clair, pour le dramaturge ivoirien, cette exposition n’a pas été faite pour ‘’grandir’’ l’image de l’acteur Fortuné. « C’est pourquoi certains frères me disent : il vaut mieux faire envie que de faire pitié. Quand on lance un appel sur ton sort on t’a tué, tu n’existes plus. C’est l’image pitoyable qui reste dans l’esprit de ton public. Non, c’était dégoutant. Je ne l’aurais pas encouragé », a-t-il déclaré.

 Pour Vincent Diallo Ticouaï, cet appel de Apoutchou National n’a pas été ‘’gentil’’. « Ce n’est pas gentil, on ne traite pas un homme qui a fait des merveilles dans toutes les familles qui l’ont vu à l’écran. Lancer un SOS pour qu’on vienne lui offrir un terrain, 40 millions FCFA, la somme n’est pas importante pour moi. Mais c’est la personnalité de l’acteur qui est touchée », a-t-il ajouté. 

Pour rappel, lors d’un appel à l’aide de l’influenceur ivoirien, Apoutchou National, les milliers d’Ivoiriens et Africains ont levé des fonds à hauteur de plus de 40 millions de F CFA. Ce montant a servi à l’achat d’une maison et d’un véhicule pour l’acteur. Une situation qui, même si elle a réjoui l’ensemble des populations, n’est pas de l’assentiment pour d’autres. Et c’est le cas de Diallo Vincent qui y voit un acte déshonorant pour le bénéficiaire. 

« J’aurais été à sa place, j’aurais refusé. Parce que par digité comment aujourd’hui après un tel acte de solidarité qui ressemble à des gens qui ont pitié d’une âme, qu’est-ce que je serai devant eux ? Est-ce que mon mythe n’est pas brisé à jamais ? Est-ce que je peux aujourd’hui reprendre la parole pour qu’on m’écoute comme on le faisait à l’époque ? », a-t-il coupé court.