
La mission est grande. Les enjeux du projets bénéfiques pour les populations. En faisant des Maisons des chefs un instrument de transmission et de valorisation de notre identité culturelle tout en promouvant les alliances interethniques, les deux ministres se donnent ainsi à cœur de contribuer efficacement au renforcement de la paix ainsi que de la cohésion nationale.

La ministre de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, a salué l’initiative de sa collègue, Myss Belmonde Dogo, ajoutant que cette rencontre a permis d’échanger sur les missions communes des deux départements ministériels sur les questions de préservation du patrimoine culturel, de prévention de conflits et de promotion des alliances interethniques. « Le ministère de la Culture et de la Francophonie porte des missions essentielles liées à la préservation de notre patrimoine et à la transmission des valeurs qui fondent la cohésion nationale. Il était important de croiser nos approches afin de garantir la dignité de nos artistes, notamment lorsqu’ils traversent des situations difficiles », a-t-elle situé.

La ministre Françoise Remarck a par ailleurs indiquéz que « la culture, tout comme la solidarité, constitue un levier stratégique de transformation sociale ». C’est pourquoi s’est-elle réjouie de la conjugaison de leurs efforts pour impacter positivement les populations. « En conjuguant nos interventions, nous renforçons l'impact de l'action publique sur le mieux-être des populations, en général, et, en particulier, au profit des acteurs culturels qui participent activement à la dynamisation économique et à la consolidation du tissu social », s’est-elle réjouie. Sur l’utilisation et l’animation des Maisons des chefs, la ministre de la Culture et de la Francophonie a estimé que celles-ci mettront en lumière des trésors humains vivants ainsi que des personnes qui ont vraiment un savoir-faire sur des valeurs très fortes. « Une des possibilités, c'est d'utiliser les Maisons des chefs que la ministre met en place à l'intérieur du pays, afin que des trésors humains vivants, des personnes qui ont vraiment un savoir-faire sur des valeurs très fortes, puissent bénéficier de ces espaces, afin qu'elles puissent déjà former de nouvelles générations, mais surtout transmettre, encore une fois, les valeurs qui font la force de la Côte d'Ivoire, les valeurs autour de la cohésion nationale, les valeurs autour du vivre en paix », a-t-elle souligné.
Un plan d'actions, avec la mise en place d'un comité technique, selon la ministre Françoise Remarck, va aborder les différents sujets débouchant sur un arrêté interministériel.
Saluant l’engagement de sa collègue de la Culture et de la Francophonie pour ses initiatives en faveur du secteur, la ministre Myss Belmonde Dogo a indiqué que cette séance de travail avait pour objectif de s’imprégner des actions sociales menées en faveur des acteurs culturels et à renforcer la synergie gouvernementale pour une meilleure prise en charge des artistes en situation de vulnérabilité. « Nous sommes surtout venues nous enquérir de ce qui est fait en termes de solidarité au ministère de la Culture et de la Francophonie. Il était de notre devoir de venir cet après-midi, en plus des différentes thématiques abordées, qu’elle nous fasse le bilan des actions menées en 2025, les perspectives pour 2026. Nous allons travailler ensemble en associant d’autres ministères pour que nous puissions apporter une réponse holistique à la vulnérabilité des artistes », a-t-elle fait savoir.

Pour la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, les Maisons des chefs représentent d’importants instruments qui ont besoin d’être animés. « Les Maisons des chefs sont construites pour les chefs dans les chefs-lieux de région et de sous-préfectures. Mais, elles ont besoin d'être animées. Les chefs ont besoin d'être accompagnés pour l'utilisation de ces Maisons. Donc, avec la ministre de la Culture et de la Francophonie, ces maisons qui étaient juste utilisées pour des réunions par la chefferie, vont retrouver vie après et surtout permettre à la nouvelle génération de savoir l'importance de la culture », a-t-elle relevé. C’est pourquoi s’est-elle réjouie de pouvoir travailler de concert avec la ministre Françoise Remarck pour inscrire la Journée des alliés sur l'agenda de la nation. « Une journée interalliée qui va permettre à l'Ivoirien, qu'il soit au Nord, au Sud, à l'Est, à l'Ouest et au Centre, de se souvenir qu'en Côte d'Ivoire, il y a eu des alliances fortes qui ont porté la cohésion et qui ont permis à la Côte d'Ivoire de vivre en paix pendant longtemps. Nous avons le devoir de rappeler à nos enfants que la force de la Côte d'Ivoire a été la culture, la force de la Côte d'Ivoire a été les Alliances interethniques », a-t-elle confié.