
Organisé par la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI), en partenariat avec la HABG, ce rendez-vous marquait le lancement du Programme d’accompagnement pour l’intégrité financière des PME (PAIF-PME PROPRE). Et le message du président de la HABG a été sans détour : la corruption n’est pas seulement un fléau moral, elle constitue une menace directe pour la compétitivité des entreprises, la sécurité des investissements et la crédibilité de l’économie nationale.
Ainsi, M. Zoro a invité les acteurs économiques à un véritable changement de paradigme. Car, selon lui, les dispositifs de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LBC/FT) ne doivent plus être perçus comme une contrainte administrative, mais bien comme un levier de performance et de crédibilité.
Dans cette logique, il a réaffirmé sa vision d’un secteur privé plus intègre, plus résilient et surtout plus compétitif, capable de répondre aux standards de gouvernance exigés tant au niveau national qu’international. « L’intégrité ne freine pas la performance, elle la sécurise », a-t-il martelé, rappelant que la bonne gouvernance demeure la condition essentielle d’une croissance durable et crédible pour la Côte d’Ivoire.
Enfin, ce forum avait un objectif concret : renforcer les capacités des PME ivoiriennes en matière d’intégrité financière et de conformité. À cette occasion, 100 entreprises de la première cohorte ont reçu leurs kits de registre des bénéficiaires effectifs, un pas symbolique mais décisif vers une transparence accrue.
