
D’abord, ce plan s’articule autour de six piliers majeurs : modernisation de l’agriculture, industrialisation, dynamisation du secteur privé, infrastructures, capital humain et logement. Ensuite, parmi les projets phares, figure la construction d’un train à grande vitesse (TGV) reliant Abidjan aux principales villes de l’intérieur du pays. Le projet pourrait coûter près de 1 000 milliards de francs CFA.
Or, si ce projet incarne la modernité et l’intégration territoriale, il soulève aussi la question cruciale du coût. En effet, le financement global du PND repose à plus de 70% sur le secteur privé, avec une mobilisation complémentaire sur les marchés régionaux et internationaux. Ainsi, malgré l’ampleur des investissements, le gouvernement assure que le niveau d’endettement restera maîtrisé , le taux devrait passer de 57% en 2025 à 54,8% en 2030, bien en deçà du seuil communautaire de 70% fixé par l’UEMOA.
Par conséquent, le TGV ivoirien apparaît comme un pari audacieux, il promet de transformer la mobilité nationale, de stimuler l’économie et de renforcer la cohésion territoriale. Toutefois, il implique une mobilisation financière considérable, près de 3 400 milliards de francs CFA restant à trouver. En somme, ce projet illustre parfaitement le dilemme du développement ,investir massivement pour accélérer la croissance, tout en veillant à préserver la soutenabilité de la dette.
