
Avec un score de 0,6173, le pays se hisse à la 9ᵉ place, consolidant une dynamique amorcée en 2023.Ensuite, cette progression illustre les avancées remarquables enregistrées au cours des quinze dernières années. Classée 14ᵉ en 2010, la Côte d’Ivoire a gagné cinq rangs, signe d’une transformation structurelle progressive soutenue par une croissance robuste. En effet, dans le cadre du Plan national de développement (PND) 2021-2025, l’économie ivoirienne affiche une croissance moyenne annuelle de 6,5 %, dépassant largement la moyenne régionale.
Par ailleurs, la qualité de cette croissance repose sur un secteur manufacturier en plein essor. La transformation locale des matières premières agricoles, notamment le cacao et l’anacarde, contribue fortement à la performance industrielle. Première économie de l’UEMOA, la Côte d’Ivoire génère près de 40 % du PIB de l’Union et 42 % de ses exportations, tandis que son secteur secondaire représente désormais 24 % du PIB national.
Cependant, la BAD rappelle que des défis subsistent. La dette publique, passée de 37,2 % du PIB en 2019 à près de 60 % en 2024, constitue un enjeu majeur. De plus, les disparités territoriales restent marquées, Abidjan concentrant 80 % de l’activité économique. Enfin, l’économie informelle continue de peser lourd, représentant plus de la moitié du PIB et 90 % des emplois.
À l’échelle continentale, le Maroc prend la tête du classement devant l’Afrique du Sud. En Afrique de l’Ouest, la Côte d’Ivoire se distingue en devançant le Nigeria et le Ghana, formant avec le Sénégal, classé 10ᵉ ,un duo de tête régional. En conclusion, cette performance confirme le rôle de locomotive industrielle de la Côte d’Ivoire, tout en soulignant l’importance de relever les défis structurels pour consolider durablement son leadership.
