
Face à un parterre de partenaires bilatéraux et multilatéraux, il a brillamment défendu le positionnement stratégique de la Côte d’Ivoire, locomotive incontestée de la sous-région.
Après le cadrage institutionnel du vice-Président de la République, il revenait au Premier ministre de déclencher l'offensive économique face aux investisseurs du monde entier. D'entrée de jeu, le Chef du gouvernement a rappelé que l'investissement exige de la lisibilité et de la sécurité. Dans un environnement régional chahuté, la Côte d'Ivoire s'impose comme un havre de paix et un stabilisateur majeur.
Cap vers la tranche supérieure
Le Premier ministre a mis en relief l'effort humanitaire et sécuritaire exceptionnel du pays, qui accueille aujourd'hui plus de 100 000 réfugiés et déploie le Plan de résilience Nord-Est. Avec 22 % de sa population d'origine étrangère, la Côte d'Ivoire incarne une terre d'hospitalité et un marché de 400 millions de consommateurs à l'échelle de la CEDEAO.
« Soutenir la Côte d'Ivoire, c'est contribuer à la stabilité de toute une sous-région », a affirmé le locataire de la Primature. Sous le leadership du Président Alassane Ouattara, le pays s'apprête à vivre un « choc qualitatif majeur ». Ce concept fort, défendu par le Premier ministre, traduit la capacité de l'administration ivoirienne à transformer les intentions d'investissement en infrastructures concrètes et en emplois durables.
Pour une grande Nation
Première économie de l'UEMOA, le pays dispose d'atouts indéniables : un réseau de transport modernisé, un potentiel agricole immense, des ressources minières en plein essor et un capital humain jeune. Pour décliner cette feuille de route, plusieurs ministres clés se sont succédé à la tribune.
Souleymane Diarrassouba (Plan et Développement) a présenté l'architecture globale du PND, suivi par Bruno Nabagné Koné (Agriculture) sur la productivité des chaînes de valeurs. Koffi N’Guessan (Éducation) a exposé la stratégie du capital humain, tandis que Yacouba Hien Sié (Infrastructures) et Adama Coulibaly (Finances) ont détaillé les chantiers de soutien à la croissance et la mobilisation des ressources intérieures. En concluant son grand oral, Mambé a réitéré l’engagement de l’État à renforcer la sécurité juridique des affaires, scellant le pacte d’une Côte d'Ivoire où « l'on vit mieux ».
Joël DALL
