
Pr Olivier Asseu, professeur titulaire à l'INPHB et directeur de la recherche et de l'innovation technologique à l'ESATIC, a expliqué aux participants du panel consacré aux ondes ionisants et non ionisants, qu’une onde électromagnétique est une énergie invisible. Elle est présente partout dans l’environnement. Dr Béranger Ouattara, docteur en électronique et systèmes radiofréquence a donné les détails de l’anatomie. À l’entendre, la matière est faite d'atomes, dont les électrons gravitent autour d'un noyau. Lorsqu'un rayonnement apporte assez d'énergie pour arracher un électron, l'atome devient un ion, le rayonnement est dit ionisant. Selon Pr Olivier Asseu, le seuil se situe autour de 12,4 électronvolts. Or, un photon émis par un routeur Wi-Fi à 2,4 GHz ne transporte qu'environ 9,9 microélectronvolts, soit à peu près un million de fois moins. Les ondes de la radio, de la télévision, du Wi-Fi et des réseaux mobiles, toutes situées sous le térahertz, appartiennent à la famille des rayonnements non ionisants.
Pr Olivier Asseu a indiqué qu’augmenter la puissance d'une antenne ne rend pas ses ondes plus dangereuses. La puissance d'un émetteur correspond au nombre de photons émis, pas à l'énergie de chacun d'eux. Quelle que soit la puissance de l'antenne, un photon radio ne pourra jamais arracher un électron à un atome. Il a également expliqué pourquoi l'industrie monte en fréquence : davantage d'oscillations par seconde permettent de transmettre plus de données, et des longueurs d'onde plus courtes autorisent des antennes miniatures.
Pour la 5G millimétrique, ces antennes mesurent quelques millimètres et peuvent être combinées pour orienter précisément le signal. Il a enfin salué les campagnes de mesure continue de l'AIGF, indispensables selon lui dans des villes en perpétuelle construction, où chaque nouvel immeuble modifie la propagation des ondes.
Bema Bakayoko