
Pour Assalé Tiemoko, la cherté de la vie ne devrait pas se poursuivre jusque dans la tombe. Et pour cause, selon lui, les Taxes sur la Valeur Ajoutée (TVA) au niveau de l'IVOSEP, entreprise citoyenne de Côte d'Ivoire en charge du secteur funéraire, causaient encore toutes les peines du monde à la population lorsqu'il était question de faire appel à leurs services. C'est donc à juste titre que, alors député de la nation, Assalé Tiemoko a dit avoir engagé, en 2023, des discussions avec cette entreprise à l'effet de réduire ses tarifs entre 25 et 36% dans ses agences de l'intérieur du pays.
Une action qui aurait porté ses fruits dans sa commune où il est maire, où le coût journalier de conservation d'un corps est passé de 5500 FCFA à 3500 FCFA depuis 2022. Mais Assalé Tiemoko a souhaité aller plus loin en approchant le gouvernement pour évaluer l'impact d'une réduction ou suppression de la TVA de 18% sur les prestations funéraires. "J'ai consulté l'ancien Premier ministre ainsi que le ministère du Budget afin d'évaluer l'impact d'une suppression ou d'une réduction de la TVA de 18% sur les prestations funéraires. À l'issue de ces échanges, j'ai déposé une proposition de loi en 2024. Malheureusement, celle-ci n'a pas pu être examinée avant mon départ de l'Assemblée nationale", a-t-il expliqué dans cette publication.
Et même s'il n'est plus le représentant direct de la population, Assalé Tiemoko pense qu'il y a encore quelque chose à faire, surtout à l'approche de l'examen du Budget 2027. D'où son appel au gouvernement à agir. "À l'approche de l'examen du Budget 2027, je voudrais inviter respectueusement l'Assemblée nationale et le Sénat à reprendre cette initiative. Instaurée en 2001 dans un contexte économique exceptionnel, la TVA sur les prestations funéraires avait vocation à être temporaire. Vingt-cinq ans plus tard, alors que la vie est devenue de plus en plus chère pour les familles, rien ne justifie qu'elle continue de frapper les Ivoiriens jusque dans leur tombe", a-t-il interpellé.
Et Assalé Tiemoko d'insister : "J'en appelle donc au ministre du Budget pour qu'il supprime cette taxe, qu'il la réduise de moitié afin d'en faire une véritable TVA sociale ou, à défaut, qu'il l'exclue au moins du tarif de conservation des corps pour l'appliquer sur toutes les autres prestations funéraires restantes". Car à l'en croire, cela n'aurait pas un grand impact sur le budget de l'État, si ce n'est entre deux et trois milliards de FCFA. Cette somme, selon l'ancien député de la nation, pourrait être rattrapée ailleurs.
"Cette somme pourrait être aisément compensée par une gestion plus rigoureuse des ressources publiques, notamment par l'interdiction de l'utilisation des véhicules de service les week-ends et jours fériés, ainsi que par une lutte déterminée contre le gaspillage de l'eau et de l'électricité dans l'administration publique", a-t-il expliqué.