
Les engins sont sur place, le terrain est dégagé. Le jeudi 1er octobre, à Morofé-Résidentiel, tout près de la Basilique Notre-Dame-de-la-Paix, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a lancé les travaux de 420 logements sociaux et économiques, sur près de 3 hectares.
Le projet prévoit 21 immeubles de cinq niveaux, avec 210 appartements de 3 pièces et 210 de 4 pièces. Coût de l'opération : plus de 13,5 milliards FCFA. Pourquoi bâtir en hauteur ? Le chef du gouvernement a répondu sans détour : il s'agit de « loger 420 familles là où des villas en auraient accueilli moins ». Pour le ministre de la Construction, du Logement et de l'Urbanisme, Bruno Nabagné Koné, l'enjeu est clair : Yamoussoukro compte environ 422 000 habitants et son taux d'urbanisation avoisine 70 %. La demande de logements y dépasse largement l'offre.
Côté chantier, le ministre a assuré que les travaux préparatoires avaient déjà commencé. Le débroussaillage et le nettoyage sont terminés, l'installation du chantier est en cours. « Les travaux préparatoires ont déjà démarré », a-t-il indiqué, en insistant sur trois exigences : respect des coûts, des délais et de la qualité.
Le programme repose sur une règle simple : aucun ménage ne devrait consacrer plus d'un tiers de ses revenus à se loger. L'État prend en charge le reste. Le financement est mené avec la Banque ouest-africaine de développement (BOAD), dans le cadre d'un accord global portant sur 1 100 logements pour Yamoussoukro et Bouaké. Le Premier ministre a fixé le délai de livraison à 36 mois. Il a aussi demandé aux entreprises de recruter en priorité sur place : jeunes techniciens, ingénieurs et artisans de Yamoussoukro.
Sur la question qui préoccupe souvent les futurs bénéficiaires, le chef du gouvernement a voulu couper court aux rumeurs. Les logements seront attribués par la Commission nationale d'attribution, selon des critères transparents. « Aucune place ne sera vendue », a-t-il martelé. Reste désormais à tenir le calendrier. Dans trois ans, 420 familles de la capitale politique pourraient avoir les clés en main.