Édito

Gouvernement Mambé 2 : la constance au service de l’efficacité

gouvernement-mambe-2-la-constance-au-service-de-lefficacite
© Droits réservés
PARTAGEZ
La Côte d’Ivoire connaît, depuis le vendredi 23 janvier 2026, la compo­sition du gouvernement Mambé 2. À peine installé, ce nouvel exécutif a déjà donné le ton lors du premier Conseil des ministres tenu le samedi 24 jan­vier, au cours duquel le président Alassane Ouattara a rappelé, avec fermeté et clarté, les valeurs cardinales qui doivent guider l’action gouvernementale : discipline, soli­darité, engagement et dévouement total au service du mieux-être des populations.

À l’examen attentif de cette nouvelle équipe gouvernementale, un constat s’impose : loin des spéculations et des annonces tapa­geuses de certains analystes, le fameux « grand remplacement » n’a pas eu lieu. Avec 35 membres, dont six femmes parmi lesquelles deux ministres d’État, le gouver­nement Mambé 2 s’inscrit dans une conti­nuité assumée. Seuls quatre ministres quittent l’équipe, tandis que cinq nouvelles figures y font leur entrée. Un ajustement me­suré, réfléchi, loin de toute logique de rup­ture brutale. Ici encore, le chef de l’État a donné des assurances : Loin d’être perçu comme une sanction ou un manque de performance, ceux qui ont été sortis de l’équipe auront des points de chute dont l’annonce est prévue dès le début de cette semaine.

Au-delà du léger relifting et du jeu de chaise musicale, la principale innova­tion, et non des moindres, réside dans la no­mination d’un vice-Premier ministre, une première dans l’histoire politique de la Côte d’Ivoire, depuis l’indépendance en 1960. Ce choix institutionnel fort, traduit une vo­lonté claire : renforcer la coordination de l’action gouvernementale, améliorer l’effi­cacité de l’appareil d’État et répondre avec encore plus de célérité aux défis complexes auxquels le pays est confronté, dans un contexte régional et international exigeant. Ce gouvernement est à l’image de la méthode Ouattara : pragmatique, rigou­reuse et résolument tournée vers les résultats. Depuis son accession à la magistrature su­prême en 2011, le chef de l’État n’a jamais cédé à la tentation des remaniements specta­culaires, dictés davantage par l’émotion ou la pression médiatique que par l’intérêt général. Sa gouvernance repose sur une conviction simple, mais fondamentale : on ne change pas une équipe qui gagne. Et les faits parlent d’eux-mêmes.

On ne change pas une équipe qui gagne….

Depuis l’indépendance de la Côte d’Ivoire, jamais le pays n’a connu un développe­ment aussi soutenu et structurant en un laps de temps aussi court. Infrastructures mo­dernes, croissance économique robuste, amélioration continue des indicateurs so­ciaux, repositionnement stratégique de la Côte d’Ivoire sur la scène africaine et inter­nationale : le bilan est tangible, visible, me­surable. Il est le fruit d’une vision, mais aussi d’une équipe rodée, expérimentée et plei­nement engagée. Dès lors, une question mé­rite d’être posée avec lucidité : faut-il changer pour changer ? Faut-il sacrifier l’efficacité sur l’autel d’un principe abstrait de renouvelle­ment permanent des hommes ? Pour le prési­dent Alassane Ouattara, la réponse est sans équivoque. Gouverner, ce n’est pas céder à l’agitation ou aux effets d’annonce ; gouver­ner, c’est bâtir dans la durée, avec des femmes et des hommes compétents, évalués sur la base de leurs performances et de leur capacité à servir l’État.

Le gouvernement Mambé 2 apparaît ainsi comme une équipe de continuité, mais aussi de responsabilité ac­crue. Le message du chef de l’État est clair : il ne s’agit pas de se reposer sur les acquis, mais de redoubler d’efforts. Discipline dans l’action, solidarité au sein de l’équipe gouvernemen­tale, proximité avec les préoccupations réelles des populations : telles sont les exigences réaf­firmées au sommet de l’État. Dans un monde où le multilatéralisme est mis à rude épreuve et dans une sous-région marquée par des coups d’État et surtout avec le péril terroriste qui gan­grène l’Afrique de l’Ouest, cette stabilité gou­vernementale constitue un gage de sérénité et de confiance. Elle envoie un signal fort aux partenaires économiques, aux investisseurs, mais aussi aux citoyens : la Côte d’Ivoire avance avec méthode, cohérence et déter­mination. En définitive, le gouvernement Beu­gré Mambé 2 n’est ni un simple copier-coller ni un exercice de routine. Il est l’expression d’un leadership sûr de ses choix, fondé sur l’expérience, la confiance et la recherche constantes de résultats concrets. Dans un monde en perpétuelle turbulence, la Côte d’Ivoire fait le pari de la constance intelli­gente. Un pari qui, jusqu’ici, a largement porté ses fruits.