
À l’examen attentif de cette nouvelle équipe gouvernementale, un constat s’impose : loin des spéculations et des annonces tapageuses de certains analystes, le fameux « grand remplacement » n’a pas eu lieu. Avec 35 membres, dont six femmes parmi lesquelles deux ministres d’État, le gouvernement Mambé 2 s’inscrit dans une continuité assumée. Seuls quatre ministres quittent l’équipe, tandis que cinq nouvelles figures y font leur entrée. Un ajustement mesuré, réfléchi, loin de toute logique de rupture brutale. Ici encore, le chef de l’État a donné des assurances : Loin d’être perçu comme une sanction ou un manque de performance, ceux qui ont été sortis de l’équipe auront des points de chute dont l’annonce est prévue dès le début de cette semaine.
Au-delà du léger relifting et du jeu de chaise musicale, la principale innovation, et non des moindres, réside dans la nomination d’un vice-Premier ministre, une première dans l’histoire politique de la Côte d’Ivoire, depuis l’indépendance en 1960. Ce choix institutionnel fort, traduit une volonté claire : renforcer la coordination de l’action gouvernementale, améliorer l’efficacité de l’appareil d’État et répondre avec encore plus de célérité aux défis complexes auxquels le pays est confronté, dans un contexte régional et international exigeant. Ce gouvernement est à l’image de la méthode Ouattara : pragmatique, rigoureuse et résolument tournée vers les résultats. Depuis son accession à la magistrature suprême en 2011, le chef de l’État n’a jamais cédé à la tentation des remaniements spectaculaires, dictés davantage par l’émotion ou la pression médiatique que par l’intérêt général. Sa gouvernance repose sur une conviction simple, mais fondamentale : on ne change pas une équipe qui gagne. Et les faits parlent d’eux-mêmes.
On ne change pas une équipe qui gagne….
Depuis l’indépendance de la Côte d’Ivoire, jamais le pays n’a connu un développement aussi soutenu et structurant en un laps de temps aussi court. Infrastructures modernes, croissance économique robuste, amélioration continue des indicateurs sociaux, repositionnement stratégique de la Côte d’Ivoire sur la scène africaine et internationale : le bilan est tangible, visible, mesurable. Il est le fruit d’une vision, mais aussi d’une équipe rodée, expérimentée et pleinement engagée. Dès lors, une question mérite d’être posée avec lucidité : faut-il changer pour changer ? Faut-il sacrifier l’efficacité sur l’autel d’un principe abstrait de renouvellement permanent des hommes ? Pour le président Alassane Ouattara, la réponse est sans équivoque. Gouverner, ce n’est pas céder à l’agitation ou aux effets d’annonce ; gouverner, c’est bâtir dans la durée, avec des femmes et des hommes compétents, évalués sur la base de leurs performances et de leur capacité à servir l’État.
Le gouvernement Mambé 2 apparaît ainsi comme une équipe de continuité, mais aussi de responsabilité accrue. Le message du chef de l’État est clair : il ne s’agit pas de se reposer sur les acquis, mais de redoubler d’efforts. Discipline dans l’action, solidarité au sein de l’équipe gouvernementale, proximité avec les préoccupations réelles des populations : telles sont les exigences réaffirmées au sommet de l’État. Dans un monde où le multilatéralisme est mis à rude épreuve et dans une sous-région marquée par des coups d’État et surtout avec le péril terroriste qui gangrène l’Afrique de l’Ouest, cette stabilité gouvernementale constitue un gage de sérénité et de confiance. Elle envoie un signal fort aux partenaires économiques, aux investisseurs, mais aussi aux citoyens : la Côte d’Ivoire avance avec méthode, cohérence et détermination. En définitive, le gouvernement Beugré Mambé 2 n’est ni un simple copier-coller ni un exercice de routine. Il est l’expression d’un leadership sûr de ses choix, fondé sur l’expérience, la confiance et la recherche constantes de résultats concrets. Dans un monde en perpétuelle turbulence, la Côte d’Ivoire fait le pari de la constance intelligente. Un pari qui, jusqu’ici, a largement porté ses fruits.