
Les faits
D’abord, des policiers du 1er arrondissement en patrouille s’approchent. Au centre du cercle, un homme est pris la main dans le guidon d’une moto qui ne lui appartient pas. L’engin, une Apsonic, est la propriété d’un jeune commerçant de 24 ans. Quant au suspect, Z. B., 40 ans, il n’en est pas à son premier “coup d’essai”. Ensuite, l’interrogatoire ne laisse place à aucun suspense : il reconnaît les faits sans détour. Mais l’affaire ne s’arrête pas là. Car derrière chaque voleur, il y a souvent un receleur prêt à récupérer la marchandise.
Ainsi, Z. B. évoque un certain “Adama”, mécanicien à Treichville, visiblement spécialisé dans les affaires louches. Les policiers décident alors de tendre un piège. Direction Treichville, rue 12, avenue 13. Un rendez-vous est fixé, l’appât est lancé. Et comme dans un scénario bien ficelé, le receleur présumé mord à l’hameçon. Il se présente, persuadé de récupérer une moto, mais tombe directement dans les filets de la police. Interpellé sur place, ce jeune mécanicien de 20 ans reconnaît lui aussi les faits. Le duo semblait bien rôdé.
Lors de la fouille, les agents découvrent un véritable “kit du parfait bricoleur” : tournevis, clé de moto, lame, écouteurs, puces téléphoniques… Autant d’outils pour démonter, bricoler ou disparaître rapidement. Mais cette fois, la route s’arrête là. Enfin, les deux hommes sont conduits au Commissariat du 1er arrondissement. Pour Z. B., le scénario a un air de déjà-vu : il avait déjà été présenté à la justice pour des faits similaires avant d’être libéré il y a quelques semaines. Comme quoi, certains reprennent vite leurs vieilles habitudes.
L’enquête se poursuit pour identifier d’éventuels complices et démanteler tout le réseau. En attendant, les deux interpellés devront répondre de leurs actes devant le Tribunal de Première Instance d’Abidjan-Plateau.