Faits divers

Un officier supérieur ivoirien placé en détention provisoire pour viol en France 

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Un officier supérieur ivoirien âgé de 39 ans a été mis en examen pour le viol présumé de sa nièce à Paris. Le présumé coupable qui a vu sa demande de remise en liberté rejetée mardi par la chambre de l’instruction a nié les faits, assurant que la jeune femme était consentante.

L’affaire a été révélée par Le Parisien sans toutefois décliner l’identité de cet officier supérieur ivoirien. Le média français indique que l’officier supérieur âgé de 39 ans séjournait à Paris le temps de suivre une formation avant d’être mis en examen pour le viol d’un membre de sa belle-famille. Présenté à l’audience le mardi à la chambre de l’instruction, l’officier supérieur de l’armée ivoirienne a indiqué qu’il faisait « confiance à la justice française », peut-on lire dans Le Parisien. Il aurait sollicité un placement sous contrôle judiciaire pour sortir de prison. Selon nos confrères, il est incarcéré depuis près de trois semaines dans le cadre de sa mise en examen pour le viol présumé d’un membre de la famille de son épouse. Des faits survenus au début du mois dernier à Paris, au domicile de la grand-mère de la victime.

Le 09 avril 2026, la jeune femme de 20 ans s’était rendue au commissariat pour déposer plainte. Elle a affirmé avoir été agressée sexuellement par son oncle alors qu’elle dormait chez sa grand-mère. Selon son récit, l’homme l’aurait immobilisée dans son lit, relevé son t-shirt, caressé sa poitrine puis lui aurait infligé une pénétration digitale. La victime a déclaré que les violences se seraient poursuivies dans les toilettes, où son agresseur aurait tenté de la bloquer et de relever son pyjama. Les enquêteurs ont jugé ses déclarations crédibles et la jeune femme, à qui un jour d’ITT a été prescrit, s’était aussi confiée à sa grand-mère, laquelle a confirmé ses propos.

Interpellé quelques jours plus tard alors qu’il s’apprêtait à quitter la France, où il suivait une formation en sécurité routière, pour regagner la Côte d’Ivoire, l’officier a nié les faits en garde à vue arguant que sa nièce était consentante. Devant la chambre de l’instruction, son avocat a plaidé pour sa remise en liberté, estimant qu’il n’existait pas de risque de pression sur la victime. 

Le parquet a au contraire considéré ces discussions comme une tentative d’influence justifiant le maintien en détention. La défense a parlé de « palabre à l’africaine », une manière traditionnelle de régler les différends hors du cadre judiciaire. Les magistrats ont finalement suivi les réquisitions de la procureure générale et ordonné la poursuite de la détention provisoire pendant l’instruction.