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Un maire placé en garde à vue pour violences volontaires ayant entraîné la mort

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© Droits réservésPhoto d'illustration
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Quatre personnes, dont un maire ont été placées en garde à vue le mardi 14 avril 2026. Celles-ci sont soupçonnées d'être impliquées dans la mort d'une sexagénaire après l'avoir fermement maintenue au sol le 07 avril 2026.

Le maire de Plouasne, dans les Côtes-d'Armor, en France, a été placé en garde à vue puis entendu le mardi 14 avril 2026. Avec lui, trois autres personnes pour des faits de « violences volontaires ayant entraîné la mort » d'une femme de 66 ans. A en croire France 3, le maire de Plouasne et l'un de ses conseillers municipaux sont intervenus auprès de la victime le 07 avril 2026, pour l'empêcher de regagner son domicile. Selon le témoignage des mis en cause, ils souhaitaient la « faire hospitaliser en psychiatrie » en raison de "troubles qu'elle aurait occasionnés à son voisinage". 

Dans un communiqué, Fabrice Tremel, procureur de Saint-Malo, a expliqué que l'exploitation de vidéos réalisées ce jour-là a permis de déterminer qu'en l'espace de « 15 minutes », quatre personnes au total sont « intervenues physiquement, avec des degrés d'implication différents, pour contenir fermement la victime au sol en exerçant sur elle une pression ». Le procureur indique également que deux autres élus, « arrivés sur place pendant les faits », n'ont pas porté assistance à la victime. D'après les conclusions de l'autopsie, les hypothèses établissant « l'existence d'un lien » entre ces faits de violence et la mort de cette femme sont « les plus susceptibles d'expliquer le décès ».

Une enquête pour « crimes d'arrestation arbitraire ayant entraîné la mort », « violences volontaires en réunion ayant entraîné la mort sans intention de la donner », ainsi que « non-assistance à personne en danger » a été ouverte le lundi 13 avril 2026. Le maire, son conseiller municipal ainsi que deux autres personnes ayant physiquement contenu la victime ont été placés en garde à vue. Les deux élus qui ne sont pas intervenus ont de leur côté fait l'objet d'une audition libre « en qualité de mis en cause du délit de non-assistance à personne en danger ».