
Résultat , cinq ans de prison ferme, 500 000 francs CFA d’amende, et la publication de la décision dans toutes les casernes du pays. Sans surprise, un mandat de dépôt l’a directement envoyé derrière les barreaux.
Les faits remontent au 16 janvier 2026. Ce jour-là, l’adjudant avait monté un contrôle routier sans autorisation ni carnets de contraventions officiels. Deux motocyclistes sans casque se sont fait arrêter. Mais ce qu’il ignorait, c’est que des agents chargés de traquer le racket filmaient la scène. Les images ont montré qu’il avait bien reçu 5 000 francs CFA.
À l’audience, le prévenu a tenté de se justifier. Il a expliqué avoir immobilisé les motos pour absence de casque, puis accepté l’argent « par compassion » après de longues discussions. Mais le tribunal n’a pas avalé cette version. Les juges ont rappelé qu’un agent de la loi n’a pas à toucher de l’argent en dehors des procédures officielles, surtout après un marchandage imposé aux usagers.
Au-delà de ce cas précis, cette affaire en dit long : la discipline et l’intégrité restent des valeurs essentielles dans les forces de défense et de sécurité. En clair, la loi protège les citoyens, mais elle s’applique aussi à ceux censés la faire respecter.