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Meurtre du douanier : Yacouba Doumbia fait des propositions

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La mort du sous-chef de la Brigade mobile des Douanes de Yamoussoukro, Coulibaly Lamtou, à la suite d'une violente bagarre, continue de faire parler. Le Directeur général (DG) des Éditions L'Avenir, Yacouba Doumbia, visiblement très remonté par ce drame, a réagi ce vendredi 14 août 2026, sur ses différents réseaux sociaux.

Le drame qui a frappé le sous-chef de la Brigade mobile des Douanes de Yamoussoukro, Coulibaly Lamtou, continue de faire parler en Côte d'Ivoire. Mort à la suite d'une violente bagarre avec des chauffeurs de taxis communaux, où il a reçu de violents coups, le 4 août dernier, la levée de corps s'est déroulée ce vendredi 14 août 2026, dans la capitale politique de la Côte d'Ivoire. Mais au moment où la famille, les proches et collaborateurs de cet agent pensent encore au défunt et à ce drame tragique, Yacouba Doumbia, lui, veut tourner le regard vers les responsables de cet acte. 

"Rien, à ce stade, ne permet de mettre ce drame sur le compte des gnambros. Mais il rappelle ce que le pays contourne depuis 30 ans : autour de nos gares, une éraflure de tôle peut se régler par mort d'homme, parce que ces espaces n'obéissent plus qu'au rapport de force", a-t-il déclaré. Pour lui, ce sont justement ces gnambros qui en sont l'expression aboutie de cette violence. Et pourtant, "aucun véhicule, aucun franc investi, aucun passager transporté".

"Des professionnels du secteur estiment que la recette journalière d'un Gbaka se partage en trois parts presque égales : le propriétaire du véhicule, le carburant et ceux qui n'ont rien apporté. Simples rabatteurs volontaires à l'origine, ils sont devenus les bras de responsables syndicaux", a-t-il dénoncé. 

Face à ce désordre auquel le ministère avait déjà annoncé, par le biais du Directeur général des Transports terrestres et de la circulation, Oumar Sacko, ne pas être outillé pour s'imposer sur la route, Yacouba Doumbia y propose autre chose.

"Assainir les gares n'est donc pas une opération de police de plus. C'est une décision d'État. Fermer les gares spontanées. Confier la perception du stationnement aux collectivités, avec un ticket traçable. Donner statut et obligations fiscales aux gares reconnues. Poursuivre, sans égard, ceux qui prospèrent sur ce racket. Et protéger le chauffeur qui dénonce", a recommandé Yacouba Doumbia qui est par ailleurs un journaliste professionnel.