
Sur place, ils sont tombés sur trois sites d’orpaillage clandestin, équipés comme il faut pour extraire et laver le minerai. Verdict : les installations ont été déguerpies et tout le matériel des exploitants a été détruit sur place.
Le bilan est particulièrement lourd : 163 motopompes, 94 tapis de lavage, 69 concasseurs, 64 bassines, 27 dispositifs de lavage, 27 bidons, et une drague. Autant dire que le matériel n’est pas prêt de resservir.
Cette nouvelle intervention prouve, si besoin était, que la gendarmerie ne lâche rien face à l’orpaillage illégal. Car au-delà de la casse, l’idée est surtout d’empêcher ces réseaux de se reconstituer et de protéger les zones rurales ainsi que les cours d’eau, sérieusement menacés par ces pratiques.
En clair, les trois sites de Dadiesso sont désormais hors d’usage, avec une quantité impressionnante de matériel réduite en pièces. Une action qui s’inscrit dans une stratégie nationale plus large, pour assainir durablement les zones touchées par l’exploitation aurifère clandestine.