
Les faits
Il était au champ, comme tous les jours. Rien, dans le calme d'une parcelle de maïs à 500 mètres du village de Badikaha, ne laissait présager le drame. Puis l'éléphant est apparu. Touré Woli, 29 ans, n'a pas eu le temps de comprendre. Surpris par la présence du colosse, le jeune cultivateur a été grièvement blessé. L'attaque remonte à août 2026, dans le département de Niakara. L'animal faisait partie d'un troupeau où se trouvaient des éléphanteaux, et c'est souvent là que tout se joue, une mère qui croit ses petits menacés ne prévient pas.
Le blessé a été pris en charge. Son entourage, lui, a reçu la visite des autorités locales. Le député de la circonscription Tafiré-Niédiékaha-Badikaha, l'Honorable Karim Ouattara Pénawelfa, et le chef du cantonnement des Eaux et Forêts, le commandant Ablo N'drin Stéphane, sont venus témoigner leur compassion à la victime et à sa famille.
L'affaire de Badikaha est devenue le point de départ d'une alerte nationale. Dans un communiqué publié le dimanche 27 septembre 2026, le ministère des Eaux et Forêts signale une recrudescence des conflits entre hommes et éléphants en Côte d'Ivoire. Les incidents se multiplient près des forêts classées et des aires protégées. à Dassioko, dans le département de Sassandra, à Glangoualé, dans la région de Sipilou, et donc à Badikaha.
Le message du ministère tient en un rappel. L'éléphant est une espèce intégralement protégée, mais un éléphant qui se sent menacé ou qui défend ses petits devient redoutable.
Le ministère demande aussi aux chefferies, aux leaders communautaires, aux enseignants et aux radios de proximité de relayer ces consignes le plus largement possible. L'objectif : renforcer la prévention et la sensibilisation dans les zones à risque, tout en gardant les équipes mobilisées auprès des populations touchées.
Le ministère a exprimé sa compassion aux victimes et à leurs familles, en insistant sur un point : « la protection des populations reste une priorité et la prudence demeure essentielle pour éviter de nouveaux drames ».