
Les faits
Un mineur vivant à l'étranger est mort, victime de sextorsion. D'après les informations de la PLCC, le suspect, identifié par les initiales D.M., avait peaufiné son système. Rien n'était laissé au hasard . D'abord, il se fabriquait de faux profils féminins sur les réseaux sociaux, avec des photos volées à des inconnues. Ensuite, il choisissait ses proies, surtout des hommes et des adolescents vivant à l'étranger. Puis venait la mise en scène. Un logiciel lui permettait de diffuser une fausse vidéo intime, de façon à simuler un appel en direct. La victime, persuadée de parler à une vraie personne, se laissait entraîner à se dénuder.
À son insu, tout était enregistré à l'écran. Enfin, le chantage tombait, sans détour . Payer, ou voir ses images exposées au grand jour. Arrêté puis entendu par les enquêteurs, D.M. a fini par reconnaître les faits.
Parmi ses victimes figure un mineur, identifié sous les initiales J.W. Menacé sans relâche de voir ces images circuler, le jeune garçon n'aurait pas supporté cette pression. Il faut dire qu'à cet âge, la peur du regard des autres peut écraser, surtout quand on se croit seul face au problème.
D.M. a été déféré devant le Parquet du Pôle Pénal Économique et Financier. Il est poursuivi pour usurpation d'identité numérique, chantage et menace de publication d'images à caractère sexuel, ainsi qu'escroquerie en ligne.
La PLCC rappelle que la sextorsion est un fléau en pleine expansion. Elle appelle chacun à la plus grande prudence dans les rencontres en ligne. Derrière un joli profil et une conversation qui semble sincère, il peut se cacher quelqu'un qui n'a rien d'un inconnu bienveillant.