
Un réseau structuré depuis 2017, selon les enquêteurs, ce groupe criminel, actif entre la France et le Sénégal, s’était spécialisé dans la « formation sexuelle » de jeunes garçons, transformés en objets d’exploitation. Les membres, pour la plupart séropositifs, entretenaient avec eux des rapports non protégés, souvent filmés, sur instructions de leur chef présumé, le Français Pierre Robert, arrêté en avril 2025 à Beauvais.
Après plusieurs mois d’investigations menées dans le cadre d’une commission rogatoire internationale, la DIC a pu identifier et interpeller quatorze Sénégalais impliqués. Parmi eux, quatre « formateurs au sexe » ont reconnu leurs actes, exécutés en échange de transferts d’argent envoyés par Pierre Robert. Les perquisitions menées à Almadies, Ouakam, Kaolack et Tivaoune Peulh ont permis de saisir divers objets liés à ces pratiques et d’arrêter dix autres complices.
Cette opération s’est déroulée dans le cadre d’une coopération judiciaire étroite entre Dakar et Paris. Une délégation française composée de juges d’instruction, greffières et officiers de police judiciaire avait été dépêchée sur place pour accompagner la mission. Face à l’ampleur de ce scandale, la Police nationale du Senegal , a réaffirmé sa détermination à lutter contre toutes les formes de criminalité, en particulier celles qui menacent les enfants et la santé publique. Elle promet de poursuivre sans relâche le démantèlement de réseaux similaires. Enfin, elle a invité les populations à contribuer à cette lutte en signalant toute information utile via le numéro vert gratuit : 800 00 17 00