
Juste après la rupture du jeûne des musulmans, le lundi 16 mars 2026, Maiduguri a connu plusieurs explosions. Des attaques non revendiquées pour l'heure. Mais qui se sont produits à peine 24 heures après que les forces de sécurité conjointes ont déjoué une attaque menée en pleine nuit contre une base militaire à Ajilari. « Une situation chaotique à cause de l’afflux de nombreux blessés », confie une médecin interne du CHU de Maiduguri à notre correspondant à Abuja, Moïse Gomis. Mais une situation malgré tout « sous contrôle » grâce aux efforts et à la réactivité des équipes médicales de l’établissement, précise-t-elle. Maiduguri semble une nouvelle fois frappée en plein cœur. De nombreux témoins ont affirmé avoir entendu, vers 19h30, plusieurs détonations quasi simultanées.
Trois sites ont été touchés dans la capitale de l’État de Borno. Le bureau principal de la Poste. Le Monday Market, l’un des marchés les plus fréquentés de Maiduguri. Le CHU de Maiduguri, où de jeunes enfants compteraient parmi les nombreux blessés.
Un premier bilan de la police fait état de 23 morts et plus de 100 blessés. Le gouverneur de l’État, Babagana Zulum, a toutefois d’ores et déjà condamné ces attaques dans un communiqué. Cette nouvelle séquence tragique rappelle les heures sombres du milieu des années 2010, marquées par une vague d’attentats-suicides revendiqués d’abord par Boko Haram, puis par l’Iswap.
Bema Bakayoko