
Une attaque coordonnée et dévastatrice, d’abord, les assaillants ont pris pour cible le village de Tungar Makeri, où six personnes ont été tuées. Ensuite, ils se sont dirigés vers Konkoso, théâtre du massacre le plus sanglant : 38 habitants abattus ou égorgés, des maisons incendiées, et des corps retrouvés encore ce samedi. Selon les témoins, plus de 80 hommes répartis sur 41 motos ont participé à l’attaque, semant la panique en plein jour.
Ces événements rappellent tragiquement le massacre de plus de 160 personnes survenu début février dans l’État voisin de Kwara. Ainsi, la spirale de violences s’étend, malgré les condamnations internationales. L’ex-président américain Donald Trump a récemment critiqué l’inefficacité des autorités nigérianes face à ces attaques, mais sur le terrain, la situation demeure inchangée.
Pendant ce temps, les survivants dénoncent l’absence de protection et l’impuissance des forces de sécurité. En conséquence, les habitants fuient leurs villages, tandis que les équipes humanitaires tentent d’organiser les secours dans un climat de peur et de désolation.
Au-delà du bilan humain, c’est tout un tissu social qui s’effondre. Les populations rurales, déjà fragilisées, se retrouvent à la merci de groupes armés de plus en plus organisés. En définitive, cette attaque illustre l’urgence d’une réponse sécuritaire et humanitaire à la hauteur des défis que traverse le Nigeria.