
Selon la famille de l’imam Mahmoud Barro, il a été enlevé par des individus, le 31 mars dernier. Et ce, après avoir critiqué en langue Malinké au cours d’un prêche, une décision du pouvoir militaire dirigé par Ibrahim Traoré. La vidéo ayant été partagée sur sa page Facebook, le 27 mars 2026. Il s’agit d’un avant-projet de loi sur les pratiques religieuses.
Adopté courant mars 2026, ce texte de loi encadre l’implantation des lieux de culte dans les établissements publics.Le projet de loi en question prévoit de bannir tout lieu de culte des bâtiments de service public. À l'exception des établissements de santé, des prisons et des casernes. Cette loi met en place des sanctions contre les propos haineux et les nuisances liées à l’exercice du culte. L’imam Mahmoud Barro a soutenu que cette loi s'apparente à « une provocation qui risque de balayer tout le pouvoir ». Et surtout qu'il s'agit d'« une décision dirigée uniquement contre l’islam ». Mahmoud Barro a aussi endossé la responsabilité à Ibrahim Traoré dont, il est reconnu faisant partie des soutiens. Mahmoud Barro faisait l’apologie d’Ibrahim Traoré parfois durant ses prêches.
Pour rappel, Mahmoud Barro a été condamné en mars 2024 pour « outrage à magistrat ». Il avait été remis en liberté à la suite de pressions populaires en ce sens.
Bema Bakayoko