
Plusieurs centaines de personnes , un millier, ont convergé vers le centre-ville de Niamey pour dénoncer la résolution du Parlement européen exigeant la libération « immédiate et inconditionnelle » de l’ancien président Mohamed Bazoum.
D’abord, le rassemblement s’est distingué par une forte participation féminine, signe d’un engagement transversal de la société civile. Ensuite, les organisateurs ont insisté sur le caractère spontané et populaire de la manifestation, rappelant que l’appel avait été lancé par diverses associations locales. Lors de cette marche, les protestataires ont exprimé leur rejet catégorique de la position européenne, adoptée à une large majorité la semaine précédente. Pour eux, il s’agit d’une « ingérence » dans les affaires internes du Niger. Dans une déclaration commune, les organisations présentes ont dénoncé une atteinte à la souveraineté nationale et un « réflexe paternaliste », allant jusqu’à accuser la France d’avoir pesé sur la décision européenne.
Cependant, au-delà de la critique, les manifestants ont affiché leur détermination à poursuivre le mouvement. Les organisateurs ont annoncé que la mobilisation ne se limiterait pas à Niamey : elle devrait s’étendre dans les prochains jours aux autres pays membres de l’Alliance des États du Sahel, notamment au Mali et au Burkina Faso. Par ailleurs, cette démonstration de force illustre la tension persistante entre les autorités nigériennes et les institutions européennes, mais aussi la volonté des acteurs locaux de défendre leur souveraineté face aux pressions extérieures.