
Un espoir ténu apparaît sur d'éventuelles négociations entre Téhéran et Washington afin de faire taire les armes au Moyen-Orient, au lendemain de propos contradictoires de Donald Trump. Le Pakistan se dit « prêt » à accueillir des discussions. L'Iran a nommé Mohammad Bagher Zolghadr à la tête de son Conseil suprême de sécurité. En parallèle, le ministre de la Défense israélien a déclaré ce mardi que son armée va s'emparer d'une zone dans le sud du Liban courant de la frontière jusqu'au fleuve Litani, 30 kilomètres plus au nord, pour assurer « sa sécurité » nationale. Le président américain Donald Trump a affirmé ce mardi soir que les États-Unis discutaient « en ce moment » avec l'Iran. Quelques heures plus tôt, il avait déclaré que l'opération en Iran se poursuivait « sans relâche ».
L'Iran a nommé Mohammad Bagher Zolghadr, un ancien commandant des Gardiens de la Révolution et fidèle du défunt Ali Larijani, pour remplacer ce dernier à la tête du Conseil suprême de sécurité nationale, a rapporté mardi la télévision d'État.
L’Iran a menacé ce lundi 23 mars de poser des mines navales dans le Golfe, en cas d'attaque de ses côtes. Avant cela, l’Iran a menacé de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient et de fermer entièrement le détroit d'Ormuz si ses centrales électriques sont visées, répliquant à un ultimatum lancé par Donald Trump.
Israël a mené des raids aériens contre la banlieue sud de Beyrouth et contre des infrastructures énergétiques en Iran dans la nuit de lundi 23 à mardi 24 mars. Son ministre de la Défense, Israël Katz, a déclaré que l'armée israélienne va s'emparer d'une zone dans le sud du Liban courant de la frontière jusqu'au fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord, pour assurer « sa sécurité ». Des vagues de missiles ont été lancés depuis l'Iran en direction de l'État hébreux.
Bema Bakayoko