
Résultat , au moins 28 morts, selon des sources médicales locales. Ces attaques viennent s’ajouter à un bilan déjà dramatique : plus de 500 victimes de frappes de drones depuis le début de l’année.
D’une part, dans la ville de Saraf Omra, au Darfour du Nord, un drone a visé un camion-citerne stationné. L’explosion a embrasé une partie du marché, tuant 22 personnes, dont un nourrisson, et blessant 17 autres. « Le camion a pris feu ainsi qu’une partie du marché », a raconté Hamid Suleiman, vendeur sur place. D’autre part, à des centaines de kilomètres à l’est, une autre frappe a touché un camion circulant sur une route du Kordofan du Nord, en territoire contrôlé par l’armée. Six corps, dont trois calcinés, ont été acheminés à l’hôpital d’El-Rahad, en plus de dix blessés. Une source médicale locale accuse les Forces de soutien rapide (FSR) d’être responsables de l’attaque.
En outre, les civils voyageaient entre El-Rahad et Um Rawaba, le long d’une autoroute stratégique reliant le Darfour aux zones tenues par l’armée. Cette route, déjà ciblée à plusieurs reprises par des drones des deux camps, traverse El-Obeid, capitale du Kordofan du Nord.Cependant, malgré les appels répétés des Nations unies à limiter l’usage des drones et à protéger les populations, les combats se poursuivent. L’armée régulière et les FSR paramilitaires multiplient les attaques quasi quotidiennes, provoquant des dizaines de morts à chaque fois.
Ainsi, le conflit soudanais, marqué par une intensification des frappes aériennes, continue de plonger le pays dans une spirale de violence, où les civils paient le prix le plus lourd.