
D’abord, l’attaque a touché de plein fouet le personnel médical et les patients, détruisant également des stocks vitaux. Ensuite, elle s’inscrit dans une série de bombardements réguliers menés par l’armée soudanaise contre les Forces de soutien rapide, qui contrôlent une grande partie du Darfour.
Par ailleurs, les frappes de drones sur des zones civiles, écoles, hôpitaux, quartiers résidentiels, se multiplient, malgré les condamnations répétées de la communauté internationale. Les paramilitaires accusent l’armée d’être responsable de cette frappe, tandis que cette dernière nie toute implication.
En réalité, le pays reste fracturé, l’armée fidèle au général Al-Burhane contrôle l’est, le centre et le nord du Soudan. Pour rappel, l’ONU fait état de plus de 40 000 morts depuis le début du conflit, mais les ONG estiment que le bilan réel est bien plus lourd. Enfin, les attaques contre les établissements de santé sont devenues un symbole de la brutalité du conflit : plus de 2 000 personnes y ont déjà perdu la vie.
Par ailleurs, cette nouvelle frappe illustre l’impasse dramatique dans laquelle s’enfonce le Soudan, où la population civile paie le prix le plus lourd d’une guerre sans issue apparente.