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Israël : Des milliers de manifestants dans la rue, dénoncent une «guerre éternelle»

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En Israël, ce week-end a été marqué par un contraste saisissant. D’un côté, samedi 11 avril, Benyamin Netanyahu a réaffirmé avec force sa détermination lors d’une allocution enregistrée. Selon lui, le pays aurait remporté des « succès historiques », notamment en desserrant l’étau de l’Iran. Pourtant, de l’autre côté, cette rhétorique peine à convaincre une partie croissante de la population.

Des milliers de manifestants ont défilé dans les rues de Tel-Aviv, Haïfa et Jérusalem pour dénoncer ce qu’ils qualifient de « guerre éternelle » au service du maintien au pouvoir du gouvernement. Ainsi, devant la résidence officielle du Premier ministre, la tension était palpable. Des centaines de protestataires ont accusé le pouvoir de mener un « gouvernement de l’abandon ». Pour beaucoup, la stratégie militaire actuelle ne constitue pas une solution, mais bien une impasse politique.

Meir, l’un des manifestants, estime que le pouvoir trahit l’idéal national : « Le gouvernement d’Israël ne réalise pas la vision sioniste. En réalité, il utilise la guerre uniquement pour rester au pouvoir. » De la même manière, plusieurs organisations de défense des droits humains reprennent le slogan de la « guerre éternelle » pour fédérer leurs rassemblements. Benjamin, militant socialiste, dénonce quant à lui un budget d’État aspiré par le conflit : « Ce gouvernement ne fait que couper dans les budgets pour financer sa machine de guerre. Nous devons exiger que ces fonds soient transférés vers la construction d’abris, notamment dans les localités arabes-palestiniennes. » Cependant, malgré la pression policière, la mobilisation ne faiblit pas. Néanmoins, chez les plus anciens, l’espoir d’un changement rapide s’efface. Ephraim, 75 ans, exprime son amertume : « C’est un pays fasciste. Je crois que c’est un pays foutu déjà. Pas de futur, pas d’avenir. »

Il faut souligner que, ces témoignages reflètent un sentiment d’impasse qui gagne du terrain. À Tel-Aviv, les leaders du mouvement insistent , le silence n’est plus une option face à un état d’urgence qui semble s’éterniser.