
Face à la polémique, l’armée israélienne a réagi rapidement. Ce mardi 21 avril, Tsahal a annoncé que les deux militaires impliqués, celui qui a endommagé le symbole chrétien et celui qui a pris la photo , ont été condamnés à un mois de détention militaire et seront écartés des opérations de combat.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a lui aussi condamné fermement cet acte, promettant des sanctions disciplinaires sévères. Pour apaiser les esprits, l’armée a fait remplacer la statue endommagée « en pleine coordination avec la communauté locale », allant jusqu’à publier une photo du nouveau calvaire. Tsahal a par ailleurs tenu à rappeler que ses opérations au Liban ciblent uniquement le Hezbollah et d’autres groupes armés, et non les civils.
Cette affaire survient dans un contexte déjà extrêmement tendu. Depuis début mars, le Hezbollah a entraîné le Liban dans le conflit régional en tirant des roquettes sur Israël, en réponse à l’attaque américano-israélienne contre l’Iran. En représailles, Tsahal a pris le contrôle d’une bande d’une dizaine de kilomètres le long de la frontière libanaise. Un cessez-le-feu précaire est entré en vigueur vendredi dernier, mais la région reste sous haute tension.