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Or ghanéen : Les multinationales sommées de céder la main aux compagnies locales

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Le Ghana, premier producteur d’or du continent africain, durcit sa réglementation minière.

 Les autorités exigent que les compagnies étrangères transfèrent leurs activités d’extraction à des entreprises locales d’ici la fin de l’année, refusant toute prolongation et menaçant de sanctions en cas de manquement. Un ultimatum clair La Commission des minéraux a fixé un délai jusqu’en décembre pour trois géants du secteur : l’américain Newmont, le sud-africain AngloGold Ashanti et le chinois Zijin. Ces sociétés sont les dernières à exploiter directement leurs mines avec leur propre personnel, contrairement à d’autres acteurs qui ont déjà externalisé leurs opérations. Depuis janvier 2025, une réforme impose en effet à toutes les compagnies d’opter pour l’exploitation minière sous contrat.

Un contexte continental Cette décision s’inscrit dans une tendance plus large. Alors que les prix des métaux flambent, plusieurs gouvernements africains renforcent leurs réglementations afin de maximiser les retombées économiques. Le Ghana ne fait pas exception : il entend tirer une plus grande valeur ajoutée de son or en donnant davantage de place aux entreprises locales. Des demandes rejetées Les compagnies concernées ont tenté de négocier. Newmont, qui exploite les mines d’Ahafo Nord et Sud, avait sollicité un délai supplémentaire jusqu’en 2027, invoquant ses obligations en tant que société cotée en bourse. Mais les autorités ghanéennes ont opposé un refus catégorique, rappelant que d’autres groupes cotés, comme Gold Fields, avaient déjà respecté la nouvelle réglementation.

Un objectif stratégique Au-delà de la contrainte, l’État ghanéen affiche une ambition : renforcer les capacités de ses propres sociétés minières, telles que Rocksure ou Engineers & Planners. L’idée est de leur permettre d’assumer un rôle accru dans l’exploitation contractuelle et, par conséquent, de capter une part plus importante de la richesse générée par le métal jaune