
Le gouvernorat d'Agadez, qui gère cette région, a expliqué sur Facebook que les victimes ont « perdu la vie de soif dans un endroit isolé, à plus de 80 kilomètres à l'ouest d'Assamaka ». Il a également précisé que ces voyageurs revenaient du Mali pour célébrer l'Aïd.
« Sans eau et dans l'incapacité de réparer le véhicule, malgré tous les efforts du chauffeur, de ses apprentis et des passagers, ils se sont retrouvés piégés dans un environnement impitoyable. Entre les températures extrêmes et l'absence de points d'eau, survivre devenait quasi impossible », a détaillé le gouvernorat, ajoutant que les corps ont été enterrés dans des fosses communes. « Deux personnes ont quand même réussi à survivre », a-t-il précisé. « Elles ont marché plus de cinquante kilomètres à pied jusqu'à atteindre une mare, puis ont rejoint Assamaka pour donner l'alerte. »
Un autre camion en panne retrouvé, en retournant sur les lieux du drame, les autorités ont découvert un autre camion immobilisé à plus de 60 kilomètres d'Assamaka. « À bord, plus de 60 personnes étaient bloquées depuis trois jours en plein désert à cause d'une batterie à plat », a indiqué le gouvernorat dans un second communiqué. Ces voyageurs venaient d'un site d'orpaillage malien situé à plus de 300 kilomètres de la frontière nigérienne. La délégation a fourni l'aide nécessaire pour réparer le véhicule, permettant aux passagers de reprendre la route.
Cette zone désertique, un passage bien connu des migrants africains qui tentent de rejoindre l'Europe, est régulièrement le théâtre de ce genre de tragédies. En 2025, au moins 35 migrants sont déjà morts dans le désert nigérien, selon l'ONG Alarme Phone Sahara (APS).
Pour rappel, en octobre 2013, 92 migrants nigériens (33 femmes, 52 enfants et 7 hommes) avaient déjà péri de soif dans le nord du Niger, près de la frontière algérienne, après avoir été abandonnés par leurs passeurs suite à des pannes de véhicules.