
C'est ce qu'a présenté jeudi le Haut Commissaire Barham Salih. Mais pour la première fois depuis dix ans, il y a une petite lueur d'espoir : le nombre de personnes déplacées de force a enfin baissé. Une bonne nouvelle, certes, mais le HCR estime que c'est encore loin d'être suffisant.
Parmi ces 117,8 millions de personnes, environ 68,7 millions étaient déplacées à l'intérieur même de leur pays, tandis que 41,6 millions avaient réussi à trouver refuge ailleurs dans le monde. Cette baisse de 3 % par rapport à fin 2024 s'explique surtout par le retour de nombreux réfugiés dans des pays comme l'Afghanistan, la Syrie et le Soudan, ainsi que par des retours internes en République démocratique du Congo. Attention, prévient le rapport : beaucoup de ces retours se font dans des conditions précaires, dans des régions encore fragiles où se réintégrer reste un énorme défi.
Barham Salih a insisté sur un point : si on arrive à résoudre les grands conflits mondiaux, des millions de réfugiés supplémentaires pourront rentrer chez eux, en sécurité et dans la dignité. Ce rapport tombe aussi à un moment symbolique : 2025 marque les 75 ans de la Convention relative au statut des réfugiés, adoptée le 28 juillet 1951.