
Dans la foulée, Louis Vlavonou, qui était président de l’Assemblée nationale, devient vice-président de la chambre. L’ex-ministre de l’Intérieur Alassane Séïdou prend le poste de rapporteur, avec Adidjath Mathys, ancienne ministre du Travail, comme suppléante. Pour beaucoup, ce retour par la porte du Sénat était attendu : on le soupçonnait déjà d’avoir cette idée en tête quand il avait fait réviser la Constitution l’année passée.
Juste après son élection, Patrice Talon a réagi : « Je donnerai le meilleur de moi-même. Nous avons tous vécu depuis quelques jours une ambiance extraordinaire qui a gommé nos différences. Face à cette responsabilité, nous devons œuvrer comme une famille, comme des amis, pour le renforcement de l’unité nationale, de la paix et de la démocratie. »
Le vote s’est tenu à huis clos, à bulletin secret. Seul en lice pour la présidence, Talon a recueilli 24 voix sur 25 votants, avec un bulletin blanc et aucun vote contre. Un résultat qui, selon un sénateur, montre « un désir d’unanimité » autour du nouveau bureau. C’est l’assesseur du jour, Charles Toko, qui a proclamé les résultats : « Le bureau d’âge proclame président du Sénat Monsieur Patrice Talon. »