
Lors d'une réunion du cabinet, le Premier ministre israélien a été clair : Tsahal ne quittera pas l'enclave palestinienne tant que le Hamas ne sera pas « véritablement désarmé ». Et d'ajouter, selon le quotidien israélien, qu'aucun État palestinien ne verra le jour, ni à Gaza ni en Judée-Samarie, le nom biblique qu'il emploie pour désigner la Cisjordanie, « tant que je serai Premier ministre ».
Ce plan, présenté fin juillet par le « Conseil de Paix » de Donald Trump, devait pourtant lancer la deuxième phase du processus de paix. Dans ses grandes lignes, il prévoyait que le Hamas remette ses armes à un comité palestinien de gouvernance, encore en cours de création, en échange d'un retrait progressif de l'armée israélienne. Mais les choses se compliquent : si Israël avait déjà fait part de ses « inquiétudes » sur un « désarmement fictif », le Hamas, lui, avait prévenu qu'il n'appliquerait l'accord que si l'État hébreu tenait ses engagements.
Après l'annonce de Netanyahou, le mouvement palestinien a réagi aussitôt. Selon un responsable cité par l'AFP, le Hamas attend désormais des médiateurs et surtout des États-Unis, garants de l'accord, qu'ils mettent la pression sur le chef du gouvernement israélien pour le faire revenir sur sa décision. « Nous attendons d'eux qu'ils ne laissent pas le processus capoter pour des raisons de politique intérieure ou électorale », a-t-il insisté.