
Pour rappel, Tupac, aussi connu sous le nom de 2Pac, a été tué à seulement 25 ans. Le 13 septembre 1996, il succombe à ses blessures après avoir été touché par plusieurs balles, quelques jours plus tôt, à Las Vegas. Il sortait alors d’un combat de boxe de Mike Tyson quand la fusillade a éclaté.
Côté accusation, on veut prouver que Duane Davis, 63 ans, ancien chef des South Side Compton Crips, a non seulement commandité le meurtre, mais aussi fourni l’arme du crime. Si c’est confirmé, il risque la prison à perpétuité, sans aucune chance de libération conditionnelle.
Tupac, c’était bien plus qu’un rappeur. Il était le visage du hip-hop de la côte Ouest, en pleine guerre larvée contre la côte Est. Des morceaux comme « California Love » ou l’album « All Eyez on Me » l’ont rendu célèbre dans le monde entier.
Ce procès ne va pas manquer de raviver les vieilles rancunes entre les deux grands labels de l’époque. D’un côté, Death Row Records, fondé par Marion « Suge » Knight ; de l’autre, Bad Boy Records, lancé par Sean « P. Diddy » Combs à New York. Et il y a un autre nom qui flotte sur toute cette histoire : Christopher Wallace, dit The Notorious B.I.G. Le rappeur de Bad Boy a été abattu six mois après Tupac. Coïncidence ? Pas pour grand monde.
D’après l’accusation, tout serait parti d’une bagarre au casino MGM Grand, le soir même de la fusillade. Tupac et Suge Knight auraient passé à tabac Orlando « Baby Lane » Anderson, le neveu de Duane Davis. Pourquoi ? Une histoire de médaillon volé. Et c’est cette humiliation qui aurait poussé Davis à organiser des représailles, selon les procureurs. L’enquête est restée coincée pendant des années, sans avancée majeure. Puis en 2019, Duane Davis a publié ses mémoires. Dedans, il raconte son rôle dans les événements autour de la mort du rappeur. Et là, l’affaire a soudain redémarré. Davis, lui, plaide non coupable et nie tout en bloc. « Je suis innocent. Je n’ai jamais tué personne. Ils n’ont aucune preuve contre moi », a-t-il lancé en mars 2025 depuis sa cellule. Il affirme qu’il était à Los Angeles au moment des faits.
Le procès est prévu pour durer environ quatre semaines, avec une première semaine consacrée au choix des jurés. Mais même après un verdict, il y a fort à parier que la famille de Tupac n’aura pas toutes ses réponses.
D’ailleurs, en mai 2026, son demi-frère a déposé une plainte au civil. Selon lui, « des individus impliqués dans le meurtre de Tupac » n’ont toujours pas été jugés. Et la plainte fait aussi référence à une série documentaire récente sur Sean Combs. Dedans, on voit Duane Davis affirmer, lors d’un interrogatoire de police, que P. Diddy lui aurait proposé un million de dollars pour tuer Tupac. Une déclaration qui relance encore un peu plus les spéculations.