
Dans un communiqué du département d'Etat, Washington justifie sa décision par la volonté de « défendre la souveraineté américaine et ses citoyens contre la menace que représente » la Cour.
La réponse de la CPI ne s'est pas fait attendre. L'institution y voit une remise en cause des principes fondamentaux de la justice internationale. « L'histoire jugera ce moment », a-t-elle réagi.
Le timing de l'annonce n'est pas anodin. Elle est tombée quelques heures seulement après l'attribution du prix Nobel de la paix 2026 à l'ancienne juge sud-africaine Navanethem « Navi » Pillay, distinguée notamment pour son engagement en faveur de la paix et du droit international.
Le parcours de la lauréate est étroitement lié à la justice internationale. Navi Pillay a siégé au Tribunal pénal international pour le Rwanda, puis à la CPI. Elle a ensuite dirigé le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme de 2008 à 2014.
Ces sanctions s'ajoutent à une longue série de frictions entre les Etats-Unis et la Cour. Washington conteste de longue date sa compétence et la conduite de certaines de ses enquêtes.