
D'entrée, le Colonel-Major Maïga a rappelé le sens de ce combat. Pour lui, pas d'ambiguïté : « Nous nous battons afin que l'intégrité territoriale de notre pays soit préservée et que l'État exerce pleinement son autorité sur l'ensemble du territoire national ». En ce qui concerne l'offensive lancée le 6 octobre, des FAMA à Kidal et ses environs n'est pas un fait isolé. C'est la suite logique d'une stratégie mûrement réfléchie, mise en place après les attaques du 25 avril. Cette offensive s'inscrit dans le cadre de l'opération Dougoukoloko, avec l'ordre opérationnel complémentaire baptisé « Cram-Cram ».
Le Directeur est également revenu sur la visite de deux jours du Chef d'État-Major Général des Armées à Kidal. Un déplacement de terrain, au plus près des troupes. L'occasion pour le CEMGA de prendre les pouls, d'écouter les hommes, de recueillir leurs doléances et d'échanger directement avec les populations locales. À l'issue de cette visite, a précisé le Colonel-Major Maïga, le CEMGA a donné des instructions claires aux directeurs de services qui l'accompagnaient : créer rapidement les conditions pour le retour des populations, le redéploiement de l'administration et la réouverture des services sociaux de base à Kidal. Et il a rappelé un principe fondamental : les FAMa ont pour mission de protéger et de sécuriser toutes les populations maliennes, sans distinction. Puis est venu le bilan chiffré. Et il est lourd. De mai au 20 octobre 2026, 4 880 combattants des Groupes Armés Terroristes ont été mis hors de combat. Sur la même période, les FAMa ont détruit plus de 162 bases, 315 pick-up et près de 1 300 motos. Côté aérien, l'intensité est tout aussi forte. Entre mai et septembre, 1 887 missions de surveillance et de suivi ont été effectuées, dont 791 frappes sur les trois théâtres : Sud, Centre et Est. Rien que du 1er au 20 octobre, plus de 65 frappes supplémentaires ont été menées. Dans le détail, le Colonel-Major a ensuite présenté la situation sécuritaire théâtre par théâtre, du 10 septembre au 20 octobre. Autre volet essentiel : la logistique. Les FAMa continuent d'assurer l'escorte des camions-citernes et des convois de marchandises. À titre d'exemple, 2 556 citernes ont été escortées les 13, 20 et 27 septembre. Et 656 véhicules ont été accompagnés lors des opérations de franchise mises en place par le Génie militaire à Bafoulabé. Enfin, sur la formation, 548 élèves sous-officiers viennent d'achever leur cursus, au titre de la 20e promotion de l'École des sous-officiers de Banankoro. Ils seront renforcés par 2 700 nouvelles recrues issues des Centres de Formation Commune de Base.
Pour conclure, le Directeur de la DIRPA a lancé un appel aux journalistes. Il les a invités à accompagner l'armée dans son travail de sensibilisation : faire respecter les mesures sécuritaires décidées par les hautes autorités militaires, pour la sécurité de tous.